LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

10 octobre, 2011

RECHERCHE ET MODELE

Classé dans : Modele — inconnaissance @ 8:14

Humour :

« L’artiste est l’homme libre par excellence. »

« L’homme est pleinement homme dans le citoyen. » (Marcel GAUCHET)

« L’homme n’est rien d’autre que ce qu’il se fait. » (J.P. SARTRE)

«L’objectif, c’est l’action, la dynamique de vie » HEFEZ)

Le paradoxe de la condition humaine, c’est qu’on ne peut devenir soi-même que sous l’influence des autres

La résilience, c’est l’art de naviguer dans les torrents. (CYRULNIK)

« Si quelqu’un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses soeurs, et jusqu’à sa propre vie, il ne peut être mon disciple « (Luc)

Le modèle d’Homme c’est la liberté de l’artiste, c’est l’homme accompli dans le citoyen, c’est le self-made-man, c’est le dynamisme, c’est être soi sous l’influence des autres, c’est le résilient qui surmonte les épreuves, c’est un type de disciple. Qu’est-ce que la liberté, le citoyen, le self-made-man, le dynamisme, le résilient, le disciple fidèle ? Simplement des concepts. Des idées que l’on se fait. D’éternelles pensées. On ne les a jamais rencontrés. Peu importe l’idée ou le modèle. On trouvera des milliers de propos de ce genre dessinant un modèle d’Homme.

Idée ou image. Forme d’être, nature d’être, c’est à dire modèle d’Homme que tout le monde est invité à être. Apprendre à rêver, à se comparer. On aime beaucoup rêver, se rêver.

Hilarant, non, quand c’est exprimé avec ce sérieux ! (et hypocrite, car évidemment, ces suggestions, ces promotions sont faites sans que leurs auteurs s’engagent en rien. Si cela ne fonctionne pas – et cela ne réussira jamais – on ne pourra s’en prendre qu’à soi-même)

Un peu de nominalisme pour mettre ce ridicule en évidence :

X peut être le père de la personne A, le frère de la personne B, le mari de la personne C, le patron de la personne D, l’ami d’enfance de la personne E, le collègue de la personne F, le beau-frère de la personne G, le voisin de la personne H, le banquier de la personne I etc Ils voient X ainsi.

X est pourtant toujours la même personne, la seule et unique personne et A, B, C, D, E, F, G, H, I voient pourtant la même personne.

On constate qu’en dehors des considérations de parenté génétique qui peuvent intervenir, la façon dont A, B, C D, E F, G, H, I vont considérer, et user de X dépend d’une idée conditionnée, celle qu’ils ont acquise au fil du temps, celle qu’ils pourraient perdre s’ils étaient soudain atteints d’amnésie. Il ne resterait alors que la forme humaine avec ses caractéristiques, comme si A, B, C, D etc rencontraient X pour la première fois sur une plage.

Finalement, A, B, C, D, E, F, G, H, I risquent de voir X toute leur vie conformément à cette seule idée conditionnée, c’est à dire que pour A, B, C, etc X n’est que l’image socio-culturelle – une somme de pensées – qu’ils s’en font. Ils ne risquent guère d’avoir avec X d’autres relations que celles qu’ils ont.

De plus il ne faut pas oublier que A, B, C, D, E, F, G, H, I se voient ou se considèrent eux-mêmes de la même manière : conformément à une idée conditionnée à laquelle ils se sont identifiés. Ils fonctionnent en tant que….et de ce point de vue, voient X en tant que….C’est un rapport de concept à concept. Il est évident, n’est-ce pas, que si l’on se pense beaucoup, fortement selon une idée conditionnée, on pensera l’autre fortement selon une idée conditionnée et inversement, ou que si on pense peu l’autre, on se pensera peu. (« Quand un vicomte, rencontre un autre vicomte, qu’est-ce qu’ils se racontent, des histoires de vicomte » dit la chanson)

On devrait bien se rendre compte que tout cela, ce sont des histoires. Chaque auteur ci-dessus se déplace à l’intérieur de son histoire ou univers mental. Et ça cause ! C’est une façon d’interpréter le monde – chacun son monde – et de s’y débrouiller. Chaque histoire est différente. Ce qui sert à un sujet du sens ne sert pas à un autre sujet du sens.

Maintenant, on peut remplacer A, B, C, D etc par GAUCHET, SARTRE, HEFEZ etc  et considérer simplement que l’idée conditionnée en question sera le modèle d’homme auquel ces penseurs croient. Chacun d’eux verra X, conformément à son préjugé idéologique

Tous les mots, tous les concepts à propos des êtres sont vides puisque  à la question : qu’est-ce qui est ? on ne peut répondre que par une supposition. La résilience : qu’est-ce qui est résilient ? Qu’est-ce qui est citoyen ? Qu’est-ce qui est libre ? Etc etc Qu’est-ce qui est Homme en dehors du corps ?

 

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