LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

3 août, 2018

DE PETITS CHINOIS ET MOI ET MOI ET MOI

Classé dans : Moi — inconnaissance @ 13:12

Si on veut bien se demander qu’est-ce qui peut bien assurer la cohésion, la stabilité et la force de ce que nous sommes, de ce qui fait que nous sommes nous et pas quelqu’un d’autre et que l’on appelle couramment le moi ou le je (je parle de la certitude que l’on éprouve en disant je ou moi, de l’assurance de savoir de qui on parle) , on en arrive à la conclusion que c’est la valeur. Le moi et la valeur font un. Moi, j’ai de la valeur est une sorte de pléonasme. Mais la valeur que j’ai n’est pas identique à la valeur que d’autres ont.

L’estime de soi est indispensable. Et quand on en manque – quand on croit en manquer – c’est la preuve que c’est ce dont on a besoin, ce qui nous fait cruellement défaut. SOCRATE aurait dit que nul ne fait le mal volontairement. Qui sait. On peut dire avec davantage de chances de ne pas se tromper, que l’on ne fait rien, soi-même, qui aurait pour effet certain d’abîmer notre image, de détruire l’estime que l’on a de soi. Le moi ne peut se détruire lui-même. (on sait que certains ont une estime de soi démesurée ou n’en ont jamais assez de preuves qu’ils sont estimables -ils aiment les sommets – et l’ambition les dévore.) Avoir de la valeur, avoir de la valeur, voilà le hic ;…Le moi, donc, devrait grandir ou se fortifier en s’appropriant des jugements de valeur, jugements de valeur portés par d’autres ou par soi-même. (vouloir empêcher un chef de « cheffer », c’est comme de vouloir voler son os à un chien )

Inversement, franchement, pourquoi aurions-nous un moi si rien n’a d’influence sur nous, si aucun jugement de valeur ne nous atteint, s‘il n’est plus du tout question de rendre des comptes à qui que ce soit ou quoi que ce soit. ? D’un autre côté, les lois physiques ignorent à qui elles s’appliquent. Les maladies et les catastrophes naturelles se fichent, en quelque sorte, de l’identité de ceux qu’elles frappent. Les lois biologiques sont indépendantes de notre identité . Les faits psychiques (phénomènes) que l’on peut observer et objectiver ne semblent pas personnels. La musique ne renchérit pas notre ego, il est même, à mon avis, hautement déconseillé d’écouter de la musique pour satisfaire une pensée, une quête de valeur, pour être compris sentimentalement. Elle est frustrante sur ce point. Elle aime une conscience vide et réceptive. Au fond, elle n’est pas sentimentale.

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https://youtu.be/koqOEd10GdI?t=718

Sur le chemin de l’indépendance ou de la réduction du moi, on sait que l’on sera de moins en moins impacté, influencé, concerné, atteint par les opinions ou réactions des autres. « En l’an trentième de mon âge Que toutes mes hontes j’eus bues, Ne du tout fol, ne du tout sage, Nonobstant maintes peines eues » (VILLON) Oui mais alors, dans ce cas, en toute logique, les autres, au moins à travers leurs opinions ou réactions porteuses de valeurs, n’ont pas d’importance. En tant que tels, ils ne comptent pas.(Je m’ennuie. Oui, il y en a qui attendent qu’on leur dise quoi faire, qui attendent de savoir ce qu’ils peuvent faire, pour agir. Et d’autres, non. )

La valeur que l’on peut avoir motive la fidélité à soi, la préservation de soi, la connaissance de soi, la promotion de soi, la valorisation de soi, le salut de soi. La valeur que l’on doit avoir guide, inspire nos pensées, notre perception du monde ou des autres, notre vision du monde. Les jugements de valeur indispensables au moi, on les obtient comme on peut, on s’en pare comme on peut. Les moyens varient. Mais puisque on en a absolument besoin, on dépend, des autres ou d’occasions, de circonstances, de situations qui impliquent les autres, la société pour en avoir.

Bien sûr, il y a énormément de choses qui semblent avoir de la valeur : des lieux, des objets, des fonctions sociales, des mots, des symboles, des idées, des qualités morales, des personnes, des activités etc etc etc n’en jetez plus la cour est pleine. Mais qu’est-ce qui a de la valeur pour le moi, pour l’estime de soi ?

Qui sait ce que c’est que le bien ? C’est une idée qui dépend d’un système de pensée, d’une vision du monde, et qui n’a pas démontré, rationnellement, sa vérité. Alors ce qui gratifie le moi, c’est seulement le jugement des autres. Par exemple, l’écologie, ce n’est pas le bien, c’est une conception du monde fondée sur la primauté de certaines valeurs. On peut désirer un autre monde fondé sur d’autres valeurs ; Ce qui gratifie le moi, cela peut être le jugement d’un groupe qui ne respecte pas l’ordre établi. Un caïd inspire le respect. C’est donc la quête de tout ce qui est approbation, compliment, reconnaissance etc de la part d’un collectif, qu’il s’agisse des membres d’un gang, d’une hiérarchie ou de gens que l’on estime. Il y a de nombreuses places dans la maison de la société ; Le terrorisme et le gangstérisme font aussi partie de la culture. La culture reconnaît leur existence et les médias les mettent à la une. Qui plus est, le moi n’a pas le choix, à moins de choisir complètement d’être haï.

Donc, fonctionnant en tant que moi qui aspire à avoir de la valeur, on a beaucoup de chances de tomber dans le piège de tous ceux qui nous proposeront de faire quelque chose, de penser quelque chose qui nous attirera la sympathie, la reconnaissance, l’affection, l’estime etc d’un groupe. Nombreux et fréquents sont les gens qui portent des jugements de façon à nous faire savoir comment on pourrait leur faire plaisir pour obtenir de bons sentiments en retour. Je veux être aimé – si vous faites cela vous le serez et hop ! Cela fonctionne même au niveau individuel : j’aimerais que tu fasses cela…Voilà..oui mais maintenant il faudrait faire cela..voilà, oui mais il y a autre chose. Voilà Attends, c’est pas tout..

Voyez comme la langue est formidable, comme elle essentialise, comme elle se sert de généralités. Dans beaucoup de mots on peut voir ou deviner une collectivité. Etienne KLEIN parlait récemment d’organisme vivant, d’entité stable, de mort, de lien, de sentiment de son existence, d’illusion, d’identité, de temps. Il ne s’agit pas, évidemment, des vôtres, mais de ceux de tout le monde. Le sens de tout ça, c’est pour tout le monde. Il n’est pas question de dire que mes illusions et les vôtres sont différentes. Dans tout ça, il y a des collectivités. C’est plein comme un œuf, ces mots sont bourrés à craquer, c’est bien pire que la moufle dans le conte russe.

Supposez maintenant que ces généralités se présentent comme des valeurs, des valeurs pour tout le monde, c’est tout le monde qui a ces valeurs, vous aurez envie de vous mobiliser pour elles, de faire plaisir aux groupes qu’elles incluent en espérant un retour. D’ailleurs, on en connaît beaucoup de ces notions qui renvoient surtout à tous ceux qui y souscrivent. « Aujourd’hui, on n’a plus le droit, d’avoir faim ou d’avoir froid » .C’est simple ! Mais ce n’est pas parce qu’il y a du collectif quelque part, dans une activité, un groupe, un concept etc et que l’on peut imaginer un lien entre les membres de ce collectif, qu’il doit s’imposer à nous, qu’il est forcément désirable, qu’il doit nous mobiliser.

L’existence des groupes, catégories, associations, partis, clubs, communautés de toutes sortes prouvent assez combien on ne peut se passer de faire collectif.

Première caractéristique du moi : la soif d’être aimé par des individus, par des groupes, par les autres, par des organismes, des institutions et la dépendance par rapport à eux. Le moi est une certaine dose d’approbation. Il veut la sauvegarder et il en veut d’autre. Ce que la société ou les autres ne voudraient pas, c’est qu’il s’en passe. Il suffit déjà de voir comment un groupe réagit quand quelqu’un méprise une de ses valeurs.

Dans ces conditions, chaque rapport aux personnes et aux choses est l’occasion de revisiter et de rectifier notre moi. Dans quelle mesure j’attends de l’autre plus qu’une chose précise ? Dans quelle mesure je fais appel à des signes tacites de reconnaissance pour créer un lien avec l’autre ? Dans quelle mesure suis-je pris dans un courant affectif qui me rend dépendant de l’autre ? Et ceux qui tableraient sur ce besoin chez moi de me rendre propices les autres, en seront pour leurs frais si j’en suis débarrassé.

Le moi semble à chaque fois lui-même. C’est fantastique cette certitude que l’on a de pouvoir compter sur une identité ou une âme fidèles à elles-mêmes, comme un sol sur lequel on peut se tenir quoi qu’il arrive. C’est oublier que ce sentiment ou cette certitude ne sont présents à la conscience que lorsqu’on se pense. Ils dépendent de la pensée. Et cela tombe bien, les pensées se succèdent secrètement ou ouvertement. Et les moments où elles disparaissent ne nous causent aucun effroi, ils ne sont pas ressentis comme des catastrophes, des anéantissements de soi. Quand on se pense, quoi que l’on pense, quelle que soit la façon dont on se pense, il y a simplement un moi postulé, un doigt qui désigne quelqu’un comme dirait HARDING. Ce quelqu’un, introuvable, n’est qu’une pure pétition de principe, rien d’autre. Tout ce qu’on peut trouver de plus est temporaire, ce qu’on pense de soi aujourd’hui n’est pas ce qu’on en pensait hier. .Si on part de l’organisme, il n’y a aucune continuité. Il se renouvelle sans cesse au niveau cellulaire . Il n’y a aucune continuité non plus au niveau du fonctionnement des sens, des signaux et ondes qui les caractérisent. Mais .on part d’une sensation, d’une impression passagères et on veut en faire quelque chose, on veut, par exemple, prolonger l’expérience agréable. Le fait de la penser lui donne la nature d’une pensée, si cette pensée est indépendante du réel et abstraite, spirituelle, sa pérennité est possible. Et si on se pense avec cette pensée, l’idée d’un moi ainsi désigné peut sembler durable car de même nature. Dieu est la pensée de l’éternité, je me pense avec elle, je peux être éternel.

On ne peut pas faire cela avec les sensations provoquées par la musique car chaque sensation est remplacée par une autre puis une autre. C’est trop éphémère et trop subtil pour qu’on puisse le faire. La pensée n’a pas le temps de s’installer dans les intervalles. La musique décrasse. https://youtu.be/aFHPRi0ZeXE?t=51

Des couches et des couches d‘idées, d‘imaginaire, de généralités, de notions spirituelles se sont déposées sur la conscience directe de chaque chose. On ne prend conscience d’une chose que par la pensée. C’est le rapport penseur-pensé. Mais cette connaissance s’éloigne toujours plus du concret, du charnel, du contextuel, du singulier pour se faire aussi générale et spirituelle que possible. (progrès : de mouvement en avant à bien universel) La culture fait fonctionner à fond notre imagination car le langage essentialise, utilise des généralités. Des lois, des valeurs mathématiques, des paramètres, cela existe. On peut les vérifier. Les généralités, cela n’existe pas. Il n’y a rien de général ou de commun qui puisse être désigné. Elles ne correspondent à rien. Prenez-les au mot et vous verrez bien. Rien dans le monde n’est une généralité. C’est juste une commodité de langage. Pas davantage.  Alors quand Etienne KLEIN parle d’organisme vivant, d’entité stable, de mort, de lien, de sentiment de notre existence, d’illusion, d’identité, de temps, il parle de choses qui seraient indépendantes de nous et communes à tous, et cela n’existe pas. C’est comme le moi. Ce sont de pures pétitions de principe. Le mot est là, on lui imagine un référent.

Ce qui n’existe pas réellement n’est pas une valeur pour l’être. C’est juste un instrument.  Qu’est-ce qu’on s’embête à vouloir sauver la mise de ce qui n’existe pas.

Tout le monde s’est regardé dans un miroir, de pied en cape. Alors imaginons que vous le fassiez mais que vous n’ayez pas de corps et que vous n’en savez rien. Ce que vous savez, c’est que vous ne vous sentez pas si bien que cela. Or, dans le miroir, vous voyez quelqu’un qui aurait, croyez-vous, vos traits, mais embellis, et qui aurait fière allure. A coup sûr vous vous identifieriez à cette image à cela près qu’il vous semble que vous avez des efforts à faire pour coïncider avec elle. C’est exactement ce qui se passe quand le supposé moi, le supposé je, qui n’existe pas, se regarde dans certains mots, certains concepts. C’est logique, ce qui n’a pas d’existence mais qui cherche à en avoir une se saisit de ce qui lui en donne une.;Cette image semble exister et pourtant elle est virtuelle. Cette image est à jamais séparée de celui qui la regarde. Cette image fait retour à celui qui la regarde. Cette image est un appel constant à celui qui la regarde et celui qui la regarde semble exister pour aller vers cette image.

Les concepts dans lesquels on se mire ont comme caractéristique aussi d’être des créations, d’être des problèmes insolubles, d’être enviables, et de sembler exister ; En réalité, ils n’ont pas de référents ( il n’y a rien devant le miroir) . On peut donc créer autant de moi que l’on veut. Il suffit que ceux qui se mirent dans ces concepts, y souscrivent et se mettent à se penser avec. Rien ne l’empêche puisqu’il n’y a pas de moi indépendant et différent. Il n’y a que le moi précédemment créé qui entre en conflit avec celui que l’on voudrait créer . 

C’est toujours le moment de se demander s’il existe, dans notre esprit, une image de soi, de se demander si on se tient à la verticale ou si on se porte en avant, mentalement, vers cette image à laquelle on pense, de se demander si on est dans le présent ou dans le futur, de se demander si on réagit ou répond en fonction de cette image ou en fonction de soi-même, de se demander si on ne fait pas le Narcisse, de se demander s’il n’est pas absurde de passer sa vie à défendre ou promouvoir des images qui n’existent pas.

Reconnaîtriez-vous à quelqu’un, quel qu’il soit, le droit de dire ce qu’est la vie qui vous sert pour vous penser ? Personne ne sait ce que c’est que la vie. Reconnaîtriez-vous à quelqu’un, quel qu’il soit, le droit de dire ce que c’est que la liberté qui vous sert pour vous penser. Personne ne sait ce que c’est que la liberté. Reconnaîtriez-vous à quelqu’un, quel qu’il soit, le droit de dire ce que c’est que l’amour qui vous permet de vous penser ? Reconnaîtriez-vous à quelqu’un, quel qu’il soit, le droit de dire ce que c’est qu’un père ou une mère qui vous permet de vous penser ? Reconnaîtriez-vous à quelqu’un, quel qu’il soit, le droit de dire ce que c’est qu’un Homme qui vous sert pour vous penser ? Enfin …. ! ! Existe-t-il quelque part, à l’extérieur de nous, indépendamment de nous, un référent de chacun de ces mots qui nous soit commun, c’est à dire que l’on pourrait tous consulter pour savoir si on est dans le vrai ? Non ! Tous les jours, à tout moment on constate que ces choses qui devaient nous rassembler ne le font pas. . Et pour cause. Donc toutes ces choses deviennent pour nous d’éternels problèmes si on s’obstine à croire qu’il y a une vérité à découvrir à leur sujet, si on s’obstine à vouloir leur ressembler. Deuxième caractéristique du moi : il dépend d’un miroir pour pouvoir s’identifier et exister. Il est une création du miroir. . . .

1 + 2 = 3eme caractère du moi. Il veut une place dans la société. Il veut exister et être reconnu dans la société. Il veut être aimé par la société et il veut pouvoir s’identifier à une image que la société concoctera.

Être aimé : chaque fois qu’il peut rencontrer, apercevoir, deviner, espérer quelque part du collectif, il n’a plus qu’une idée en tête : plaire à ce collectif, lui faire plaisir, en faire partie ; Le collectif, il peut le trouver partout ; Il aura les yeux de Chimène pour les généralités qui supposent du collectif. Il n’a qu’un désir : coller aux valeurs sociales (comment ça se fait que vous n’avez pas d’enfant ? Vous avez été voir un médecin?) , morales (normes) qu’une société promeut. Accéder à des postes que la collectivité estime. Il trépigne d’impatience dès qu’il voit un groupe de gens occupés à faire quelque chose ensemble. Partout où du collectif est présent : dans les mots, les catégories sociales de toutes sortes, les activités, les opinions, les objets s’ils doivent être conformes aux attentes des gens, les personnes surtout s’il s’agit de fonctions sociales, il veut en être. (BRASSENS n’aimait pas le pluriel, mais il était un cas rare) . Il ne s’occupe pas de savoir ce que vaut ce collectif, à partir du moment où c’est collectif, c’est bien. Il suffit donc que la société produise du collectif pour qu’elle recueille l’adhésion et la participation de la foule. .(alors quand on me dit : « hospitalité », étranger à toute idée de collectif dans ce mot, indifférent à ce que pensent et disent les autres, je réponds simplement : je verrai bien ce que je ferai. C’est celui qui dit qui y est)

La langue et la vision sont le royaume des généralités, du collectif. Ce qui est beaucoup moins le cas pour l’audition, le goût ou l’olfaction ;

piaba

 https://youtu.be/9FaE32klkhc?t=24

Est-ce qu’un musicien (un(e) pianiste, un(e) violoniste) jouit ? Il vaudrait mieux.

avila 

Les images, modèles, qu’une culture produit sont destinés à fabriquer des moi en série. Non seulement on veut être semblable à l’image de soi que l’on croit voir dans le miroir des mots, mais en plus on veut que cette image soit la même pour tout le monde. Et on embête tout le monde. Ni le rideau de fer, ni le mur de Berlin ne se sont écroulés. Un communisme règne, c’est la dictature de la norme ou la dictature du clone. Le moi est un clone. Alors vous devez obligatoirement être ce moi. .Quand nous mourons, ce n’est pas notre moi qui nous échappe, c’est la société qui perd quelque chose qui lui appartenait.

cite

On est toujours plus ou moins en quête dans notre existence. Cette quête, c’est quel pourcentage de sensible et quel pourcentage d’imaginaire ? On fait beaucoup de choses dans la vie, est-ce que ce que l‘on fait a du sens pour soi ou pour les autres ?

Absurdité totale d’une certaine culture.

Quand l’esprit est vide, on ne fait rien. Quand on décide quelque chose, c’est qu’on obéit à la directive contenue dans une pensée qui s’est imposée à nous. On n’a pas choisit librement la pensée qui s’est imposée à nous et qui nous a déterminé. On n’a pas fabriqué librement la pensée qui s’est imposée à nous et qui nous a fait décider. Et ce d’autant plus que l’on décrypte le monde grâce aux connaissances que l’on nous a inculquées. Pouvez-vous, sur le champ, changer de morale, changer de convictions, changer d’objectifs, changer de repères, de valeurs  ? Pouvez-vous sur le champ arrêter de faire ce qu’on vous a appris à faire, de penser ce qu’on vous a appris à penser, changer la nature des pensées qui vous déterminent ? Non. Vous êtes possédés. C’est, ce qui s’appelle, le conditionnement. Il en a toujours été ainsi. Le moi appartenant à la culture, il n’a pas d’autre choix que de travailler pour la culture. Il ne connaît rien d’autre.

L’ignorance où nous sommes du sens réel de toute cette histoire est absurde, cette ignorance concerne aussi ce qu’il en est de notre intelligence, ce qu’il en est de la valeur des idées que l’on nous transmet, la façon dont fonctionne l’être humain, notre degré de liberté, les erreurs que l’on fait. On peut ajouter alors que l’impuissance où nous sommes de rejeter ce conditionnement est absurde. Pourquoi absurde, parce que la culture tient à préserver l’idée de la responsabilité et de la culpabilité individuelle car elle prétend juger et condamner une entité qu’elle a elle-même créée. Grotesque !

 Le lien social, c’est bien pour le « vivre-ensemble « 

KAARIS et BOOBA, KAARIS et BOOBA, KAARIS et BOOBA…..

Canicule, canicule, canicule, canicule…..

MACRON, MACRON, MACRON, MACRON…..

Bouchons, bouchons, bouchons, bouchons;..

TRUMP, TRUMP, TRUMP, TRUMP…

etc Un grand merci aux journalistes.

Des blancs;

Pouvez-vous vous identifier aux intervalles dans les passages lents de cette vidéo en bleu (un peu plus bas)

https://emcy.org/prize-winners/alexandra-dovgan/

On peut comparer avec cette interprétation qui est en tête de gondole sur youtube, non pas du point de vue de la perfection de l’exécution si on n’est pas musicien, mais du point de vue de l’effet sur soi, du plaisir retiré.

 https://youtu.be/64B-gW9FtY8?t=1615

 Une chose certaine : Alexandra DOVGAN nous tient davantage en haleine.

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