LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

17 juin, 2018

PAROLES ET MUSIQUES

Classé dans : Musique — inconnaissance @ 13:07

J’ai toujours aimé la musique (qui n’aime pas la musique) mais le plaisir qu’elle m’apportait restait très lié aux circonstances, au hasard. Comme un instant que l’on goûte sans chercher à comprendre.

C’est en écoutant, il y a déjà longtemps, le concerto pour violon n4 de MOZART que soudain – je devais être dans de bonnes dispositions – j’ai compris quelque chose de très important.  Selon moi. C’est que la musique s’inspire de la vie des hommes. Du moins une certaine musique. Quand je dis vie des hommes, je n’évoque rien d’abstrait ou de flou. J’évoque la vie quotidienne la plus simple et courante qui soit. Presque le train-train. Il m’est apparu, en effet de façon évidente – et pour cela MOZART montre qu’il était proche du peuple avec ses thèmes populaires – que les motifs, les thèmes musicaux d’une œuvre, restituaient des séquences, des bribes de conversations que les gens tiennent depuis des siècles et plus. Ils les isolent, et improvisent à partir d’eux.

Donc ce concerto N4 . Prenez exactement la phrase musicale qui suit qui va revenir plusieurs fois ensuite  : (5 secondes) https://youtu.be/txDq6Zf7tNw?t=582

Principe. Enlevez les mots, enlevez la grammaire, enlevez le sens de la conversation dont elle émane, ne gardez que les sons, le rythme et le mouvement de la conversation. N’est-ce pas quelque chose d’extrêmement familier ? En approfondissant un peu, est-ce que cette séquence musicale ne réveille pas des souvenirs diffus, profonds, insaisissables, familiers?

C’est frustrant de ne pas comprendre, frustrant de ne pas pouvoir saisir la chose, de ne pas pouvoir en faire un système. Mais c’est cela la musique. C’est avant les mots, avant le sens, avant la grammaire, avant le logos. Mais on s’y retrouve. On se reconnaît.

Avant les mots ? Pas de contradictions. Pas d’objectivation.

Avant le sens. ? Pas de risque d’être capturé, défini, engagé, jugé.

Avant la grammaire ? Liberté presque totale en matière de rythme et de mouvement.

Avant le logos ? Retour aux fondamentaux de l’existence humaine.

(je vous signale que si vous pouviez écouter tous les bruits de votre organisme avec les appareils adéquats, ce serait une tonitruante fanfare désaccordée. Vous faites un boucan pas possible. Et on est complètement environné de sons de toutes sortes)

Débarrassé de tout cela, il est possible de se concentrer sur l’expressivité, sur la richesse de toute l’histoire sentimentale et émotive humaine. Il est possible de la renouveler en créant des rythmes nouveaux. Le rythme est du côté de l’action, le son du côté de ce qui, potentiellement en soi, pourrait être exprimé. Que du rythme, c’est la danse, le mouvement, voire les transes ou gesticulations diverses et variées . Que le son (impressionnisme) c’est la méditation.

Inutile de siffler quelqu’un dont le discours vous insupporte (un curé, un politique ou je ne sais quoi) parce qu’il est pompeux, ampoulé, solennel, ronflant et creux, inutile de lui jeter des œufs, des tomates ou une chaussure, il suffit pour le démonter complètement de passer ceci, assez fort, pour que tout le monde entende, c’est radical : https://www.youtube.com/watch?v=CNQhR6PiNx4 ou alors, au paroxysme de la persuasion, quand il a fasciné tout le monde et qu’il fait attendre ses paroles suivantes, vous envoyez à fond : https://www.youtube.com/watch?v=AVejU0aTQCs

et pourtant, ce n’est pas injurieux, c’est tout ce qu’il y a de plus respectable. Mais cela s’appelle de la cacophonie : l’orateur avait installé une certaine mélodie, et vous cassez ses effets en lui envoyant une autre mélodie sans rapport. 

Ainsi, la musique fourmille de ce genre de séquences sons-rythmes qui renouent avec tout le vécu des hommes en relation les uns avec les autres ; comme ces quelques notes : https://youtu.be/j-a1Yl9eY60?t=66

Si ce sont des choses que l’on a vécues – dans cette vie ou dans une vie antérieure – elle exprime ce que l’on est, elle est une amie intime. Il y a tout : violence, douceur, hésitation, attente, joie, peine, enthousiasme, désespoir., insistance, énervement, timidité, tendresse ..tout. Comme ce sentiment « dors en paix, je ne te quitterai jamais  » :

https://youtu.be/F734PyD3NAw?t=469

Ou bien pas très éloigné. Votre enfant s’est-il bien endormi ? Comment, vous ne l’avez pas couché avec cet état d’esprit-là ? : https://youtu.be/nheif2BuFz0?t=631

Ou bien la colère apprivoisée :  https://youtu.be/aM1cE8Ddo-4?t=1210

Cela prend la forme originelle. C’est dans les motifs. Ta ti ta ta ti ta. Quelque chose est restitué. Et des motifs, il y en a des millions. C’est la plus grande des bibliothèques, mais ce ne sont pas des textes qui sont conservés là. La musique se sert de tout ce que les hommes ont émis comme sons depuis le fond des âges. Quand on réussit à s’y retrouver (mémoire proche, lointaine ou ancestrale réveillée) alors le reste suit : mouvements du cœur, émotions, respiration, expression personnelle. Que de choses merveilleuses en soi, mon Dieu ! Merci aux compositeurs de génie, merci aux interprètes fabuleux qui ont la flamme, merci aux orchestres dignes de ce nom.

En tout cas, je pense qu’il faut abandonner l’idée d’écouter de la musique dans l’espoir d’en faire une pensée ou de répondre à une pensée. C’est raté d’avance. 

La musique est-elle un moyen ou un but, un objet sacré ou un produit de consommation courante ? Les deux ? En quelles proportions ? Si la musique nous fait du bien, nous est consubstantielle, ce serait un drame de considérer qu’elle n’est qu’un objet sacré dont il ne faut pas s’approcher, dont il ne faut pas parler, qu’il ne faut pas toucher, car seuls les prêtres accrédités ont le droit de le faire. D’un autre côté, la musique est une chose trop importante, trop exigeante pour que les gens en fassent n’importe quoi.

Ce que je vais dire maintenant n’est valable que pour le piano et les pianistes.

Les pianistes expérimentés, les « grands ?» pianistes possèdent (toute ?) la technique et le savoir faire pour mettre en valeur (tous ?) les aspects, (toute ?) la richesse d’une œuvre. De plus, ils ont, en principe, une connaissance, une compréhension de la musique telles qu’ils peuvent être fidèles à l’esprit d’un compositeur et d’une œuvre. Enfin, ils savent quels effets produire, quels effets ils faut obtenir.

Les enfants (doués) qui apprennent le piano commencent par attraper le rythme, la cadence. D’où leur jeu haché et mécanique. Ensuite, à force de travail, ils acquièrent la dextérité, l’agilité des doigts nécessaires. C’est le privilège de l’enfance d’apprendre très vite. Leur corps est malléable. Dès l’adolescence, et parfois avant, ils ont acquis la virtuosité nécessaire pour jouer à peu près n’importe quel morceau. De ce point de vue, ils n’ont rien à envier aux pianistes expérimentés. Mais il leur manque l’essentiel. Le sens musical, la connaissance des œuvres, de la richesse des œuvres, l’esprit des œuvres. Ce sont encore des enfants avec une âme d’enfant, une intelligence d’enfant, des connaissances d’enfant. C’est là que les enfants prodiges (mais vraiment , pas pour la télé) se révèlent en acquérant vite ce sens musical et cette compréhension des œuvres. (à l’écoute, on s’en rend vite compte….quand  il y a communication immédiate et profonde)

Ils ne sont pas au bout de leurs peines pourtant, ils ont encore à étoffer leur expérience, mais certains, compensent cette infériorité par rapport aux interprétations des adultes par leur nature et leurs qualités propres. Des compositeurs comme CHOPIN, MOZART, HAYDN, MENDELSSOHN, SCRIABINE demandent beaucoup de nuances, de douceur, de tendresse, de délicatesse, de fluidité, de fragilité.

C’est ainsi, une certaine raideur, une certaine lourdeur, envahissent les mains et les doigts des pianistes adultes. Juste le début : 

https://www.youtube.com/watch?v=2Nv9flAeddU  et leur sensibilité s’émousse.

Ils compensent cela par les compétences relevées plus haut. Malgré tout, on sent souvent que leur jeu est le produit d’un art (au sens d’habileté) . Il n’est plus aturel. Il y a toujours séparation entre eux et le piano, eux et la musique.

Un enfant – et particulièrement une jeune fille – de 12 ans n’a pas ce problème. Il est la tendresse, la douceur, la délicatesse. C’est sa nature. Pas besoin de faire d’effort. Son corps possède ces caractéristiques. Il arrive qu’il n’y ait plus de séparation entre lui et le piano ou la musique. On dirait que cette dernière émane de lui (ou d’elle) Il est ce qu’il joue, même un peu maladroitement. C’est rare et extraordinaire de voir comment un enfant peut métamorphoser, sous nos yeux, un gros objet de bois et de métal rien qu’en le touchant. .Donc si son interprétation n’est pas aussi riche, musicalement, que celle d’un adulte, en revanche, elle touche plus les sens parce qu’elle met mieux en valeur la sensibilité qu’il y avait dans le morceau. (je parle de celle de certains enfants très talentueux) Et comme un mélomane ne détecte pas, comme un musicien, toutes les imperfections, toutes les limites d’une interprétation, mais que son plaisir d’écoute est le plus important, parfois, il gagne au change . Car si musicalement, c’est quelque peu inférieur -d’ailleurs pas toujours – il y a plus de vie, plus de vérité, plus de sensualité. C’est une question de toucher. Dans ce cas, la musique est plus un moyen qu’un but.

De la même façon que les mots, les paroles ne réussissent jamais à faire passer, à exprimer, tout ce que l’on éprouve, devine, voudrait dire, la musique (les notes etc) ne peut qu’être insuffisante pour exprimer tout ce qu’un compositeur voudrait exprimer. Alors quand des musiciens nous offrent une interprétation terne, désincarnée, sage, aseptisée, intellectuelle à force de peaufinage ou d’application, (jouer au piano avec des pincettes)

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on peut dire que le compositeur est trahi une deuxième fois. Il faut que le sang circule dans une musique. Il faut qu’elle circule en soi, irradie, fasse vibrer. Il faut que la vie, intérieurement, s’anime. Laisser parler les sens. Les intervalles sont révélateurs, les silences sont hautement expressifs, ils révèlent la présence ou l’absence du musicien. Pourquoi  ? Parce que le rapport du musicien à son instrument – le piano notamment – laisse des traces, produit un écho qui n’est plus tout à fait de la musique.Comme dans cette deuxième partie de la Waltz de CHOPIN. On a effectivement des silences qui commencent à résonner : https://youtu.be/9tbBjHFZfhM?t=100

Ou bien ici, la façon dont Alexandra s’est emparée personnellement de ce 2eme mouvement est magnifique (malgré le son dégueulasse) :

https://youtu.be/Y4eGN1Fqcjg?t=500

Sûr que l’habileté et la distance rendent morts ces intervalles. Les notes sont jolies, mais il n’y a que du vide entre elles.  Le musicien déroule. On goûte mieux les notes quand on a perçu à quel point ces silences sont vivants. Mais pour cela, il faut que le musicien soit vivant.

La musique, ce n’est pas une simple affaire de notes, sinon, une machine peut le faire. Il y a la façon de jouer (impressions subtiles) et la façon d’écouter (à quoi bon le meilleur des vins si le verre où on le boit est plus petit qu’un dé à coudre) Elle doit pouvoir renouer avec ce qu’il y a de plus profond et de plus intime en soi. Cela vous suffit de dire à la fin d’un concert : il ou elle a bien joué ?

Le simple mélomane est méprisable n’est-ce pas, puisqu’il n’a pas la vénération, le culte qu’il doit avoir pour certains compositeurs et certains interprètes. Il n’a pas les mots pour louer la qualité d’une interprétation. Il n’a pas l’éducation qu’il faut pour respecter l’échelle de valeurs établie. il n’a pas les connaissances qu’il faut pour disserter savamment sur les compositeurs et leurs interprètes. C’est dommage que l’on ne puisse pas se passer des mélomanes et se retrouver entre gens de bonne compagnie. Enfin protégeons soigneusement cet art de ces barbares et gardons pour nous les clés du temple et continuons à faire la loi .

Pas mieux :  » L’amour de la musique semble insaisissable. Impalpable, immatérielle, diffuse, volatile, la musique n’a aucune signification en elle-même, échappant à toute mise en forme conceptuelle. Comment comprendre un amour qui n’a pour objet que des œuvres sans objet ? L’amour de la musique est-il aussi pur qu’il se donne à entendre ? Où peut-on l’entendre alors qu’il est indicible ? Il semble que cet indicible se trouve au cœur de l’individu, non comme monade isolée des autres individus, mais comme sujet de l’écoute musicale. L’individualité du mélomane prend forme au XVIIIe siècle avec l’individualisation du jugement de goût. Cette individualité est une revendication du sujet devant les œuvres musicales, une revendication de sa singularité et de son intériorité. « 

http://www.revue-interrogations.org/Le-melomane-comme-figure-de-l 

(ce serait si facile, aujourd’hui, de démocratiser la musique classique si on voulait malgré la difficulté qui consiste à s’adresser à l’intimité de chacun– hors école et hors télévision . D’où parlent-ils ? )

Alexandra DOVGAN : la classe !

https://tvkultura.ru/video/show/brand_id/20918/episode_id/1790637/video_id/1880109/

Shio (14 ans le 15 mai 2018) : Prélude en G Major de RACHMANINOV. Un ange passe.

https://youtu.be/MkqeLtwhpx8?t=3332

PIANISTE CONCERTISTE : un métier de chien !

Si vous ne le saviez pas, c’est évoqué ici   http://www.bloguenotes.fr/tag/solitude/ 

DUCHÂBLE avait dit à ses élèves : « Vous voulez tous être pianistes concertistes? Laissez tomber, c’est déprimant ».
« Mais c’est la triste réalité quand on y songe: non seulement il faut s’exercer tout seul devant son piano 6 à 8 heures par jour, mais une tournée de concerts, cela signifie un avion tout les deux jours, le même concerto ou les mêmes oeuvres à répéter 10 ou 20 fois, et satisfait ou non du concert, on le célèbre de toutes manières tout seul dans sa chambre d’hôtel. « 

Quelle gageure en effet d’échapper à la solitude d’un tel destin. Les données du problème, on les devine. Il faudrait se découvrir émotionnellement, psychologiquement, sentimentalement à l’occasion de l’oeuvre que l’on joue pour pouvoir faire partager cette émotion à la fois musicale et personnelle. Seulement voilà, les obstacles sont très nombreux Contrairement au violoniste, au flûtiste, au chanteur, à l’acteur, le pianiste ne voit pas le public. Le public des salles de concert n’est pas le plus populaire qui soit, il appartient à une certaine classe, il respecte certains codes – ne pas jeter de tomates – donc sa réaction est assez convenue. Il n’était même pas séant d’applaudir entre les mouvements. C’est un milieu ampoulé. Et comment garder sa sensibilité, sa fraîcheur quand on a joué une œuvre des dizaines de fois, dans ces conditions ? . Comment être en contact avec un public lointain, guindé, comment garder l’envie de le toucher, de l’émouvoir grâce à la musique, comment continuer à être ému – condition pourtant indispensable  ?

Le risque, c’est de se concentrer sur la perfection de la prestation, c’est de s’abstraire, de se détacher toujours plus.

Seuls les musiciens exigeants, les critiques musicaux, les musicologues, les experts peuvent y trouver leur compte, mais je doute fort que les compositeurs aient voulu réserver leur musique à une toute petite élite triée sur le volet. Je pense que, comme tous les artistes, ils souhaitaient toucher et être compris du plus large public qui soit (je ne parle pas de ces assommantes œuvres de chambre où manifestement ils n’avaient rien d’autre à faire que de produire) Le pianiste concertiste peut-il échapper à la solitude qui résulte d’un entraînement solitaire et d’une prestation solitaire ?

Dans l’idéal, il ne faudrait jamais qu’il renonce à établir un vrai contact avec le public. Il ne faudrait jamais qu’il s’efface, disparaisse devant une supposée interprétation parfaite. Sinon, c’est comme de regarder sous verre l’aquarelle d’un grand peintre. C’est à travers une incarnation, en reprenant chair, qu’une musique reprend vie véritablement. Et c’est cela qui touche un public : aussi bien la beauté d’une œuvre que la façon dont elle est vécue par le pianiste. Finalement, il y a deux sortes de pianistes, il y a ceux qui vous invitent à partager le moment musical dont ils sont des créateurs dans le respect de l’œuvre, ceux qui s’engagent et acceptent le risque émotionnel que cette création suppose, et il y a ceux qui visent une exécution idéale en déployant tout leur savoir-faire. On pourrait dire que les derniers jouent pour un public théorique, et les premiers pour le public réel.

Si CHOPIN, justement, ne jouait que pour un cercle restreint, ce n’est pas pour rien. De cette façon, il avait un meilleur espoir d’être compris  (jouer CHOPIN une heure d’affilée ou plus est pour moi une hérésie. C’est comme si on buvait 2 litres d’un très grand vin. Au bout de quelques verres on l’apprécie moins. Après le premier litre, le charme est rompu. Cela doit se savourer de temps en temps, par petites doses. A la manière dont TOULOUSE-LAUTREC s’adonnait à la boisson : il buvait peu….mais souvent)

Les jeunes pianistes peuvent encore croire que le public les aime et les comprend. Ils sont encore spontanés, sincères. Le risque, c’est même qu’ils se laissent transporter et qu’ils perdent un instant le fil, la suite ne correspondant pas exactement à ce qu’ils vivent. Comme là  (10secondes) : https://youtu.be/9tbBjHFZfhM?t=420 ce n’est pas grave du tout. Une machine ne se trompe pas.  

Ils sont assez dépourvus de préventions. Ils ne sont pas tracassés par leur image ou leur cote. .Leur sensibilité naissante n’est pas encore émoussée.Ils n’ont pas encore d’agents, ils n’ont pas assuré leurs doigts. 

Anastasia n’était pas gênée d’être filmée. La coquine, regardez-là bien (10 secondes) : https://youtu.be/MAkRkjyIzTE?t=241 

Je donnerais beaucoup pour vivre ce que Shio OKUI a vécu lorsqu’elle a interprété le concerto de GRIEG lorsqu’elle avait 11 ans. https://youtu.be/MAkRkjyIzTE?t=346 

Parce que voilà une sorte d’idéal en matière de rapport à la musique et en matière de rapport avec le public.  

En conséquence de tout cela, on pourrait imaginer que le pianiste jouerait aussi, souvent, devant un public restreint qui serait placé devant lui et un peu au-dessus, gros plan sur lui ou elle, sur son jeu, sur son visage. On pourrait aussi le voir, dans les salles de concert, sur grand écran, en temps réel. Les salles de concert devraient être des amphithéâtres.  Ainsi il pourrait espérer être mieux compris, il pourrait mieux sentir les réactions du public. Ce genre de prestation passerait sur youtube et autres.

En tout cas, il y a une juste milieu à trouver entre les déchaînements hystériques de toutes sortes de concerts de  » musique ? » moderne et cette ambiance de musée GREVIN.

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