LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

24 octobre, 2020

DU NIHILISME

Classé dans : Nihilisme — inconnaissance @ 20:20

N’en déplaise aux philosophes français qui sont tous en guerre contre le nihilisme, le nihilisme gagne du terrain pour des tas de raisons.

Mais d’abord il faut dire que ce que les philosophes appellent nihilisme n’est rien d’autre qu’une négation des valeurs auxquelles ils tiennent tant, des valeurs autour desquelles ils se sont construits. Regardez-les pleurer ou se lamenter sur leur déclin. Toujours dans le passé, et leur conditionnement, incapables de concevoir l’avenir.

Remettre en cause la morale de l’époque, c’est du nihilisme. Remettre en cause l’idée que l’homme existe, c’est du nihilisme. Remettre en cause la nation France ou la société, c’est du nihilisme. Au-delà de ces choses-là, pour eux, c’est le néant. Il n’y a plus d’historicisation, de contextualisation, de relativisation.

En fait, ce n’est pas que les hommes d’aujourd’hui sont nihilistes, c’est plutôt que ce qui l’empêchait : la croyance en l’autorité, bat de l’aile.

Et tout, absolument tout, dans tous les domaines ou presque, est une illustration de la faillite de l’autorité. Au sommet, n’en parlons pas, c’est à pouffer de rire. La religion (à laquelle ce pauvre Zemmour tient tant, – mais c’est juste parce qu’elle sert d’élément fédérateur, unificateur pour une nation – n’est plus que conservatisme et décadence. Mais fidèle à ses idées, on sait qu’il s’est converti au catholicisme et qu’il assiste à la messe tous les dimanches, qu’il pratique les sacrements et est fidèle au message d’amour et d’humilité de Jésus. Si on vous frappe sur la joue droite, tendez la joue gauche)

Le nihilisme, ou plutôt ce qui lui ressemble, gagne du terrain, parce que les discours ne parlent plus du réel mais des idées chères à tel parti, telle faction, tel intérêt. Et cela se voit…

Mais voyons, pour quelqu’un qui ne doute pas de ses propres valeurs en ce sens qu’elles se confondent avec lui, avec sa personne, quelle différence y-a-t-il entre celui qui proclame qu’on ne peut pas hiérarchiser les valeurs et celui qui défend de tout autres valeurs que lui ? Une hiérarchisation ? Mais elle sert à quoi dès que l’on accepte qu’un autre peut avoir de tout autres valeurs ? 

Le nihilisme est lui-même relatif, partiel. On ne peut pas se nier soi-même, il faudrait nier celui qui nie etc Celui qui accuse les autres de nihilisme, ne peut pas dire que les autres nient qu’il est celui qui accuse les autres de nihilisme. On part toujours de quelque chose qui n’est pas neutre.

Au fond, ce n’est pas à l’individu de se faire un devoir de rejeter le nihilisme, c’est à la société de prouver qu’elle n’est pas nihiliste, qu’elle est digne de  ses échelles de valeur, de sa morale, sinon, pour nous, c’est peine perdue. .

Nihilisme : on ne devrait pas oublier les origines de ce mot. Cela vient de néant, de rien. Et on devrait se demander s’il s’agit d’un néant du sens ou d’un néant de l’existence, d’un rien de la pensée ou d’un rien du réel.

Dans le second cas, on peut dire que le nihilisme consiste à refuser que ce qui est existe pour n’accorder de droit à l’existence qu’à ce qui n’existe pas. Victoire du rien. 

La plupart du temps, on dit de quelqu’un qu’il est nihiliste parce qu’il refuse de prendre pour acquis l’existence d’un objet de croyance.

«  La négation de l’infini mène droit au nihilisme «  écrivait Victor Hugo, dans « Les misérables «  Evidemment, quand on parle d’infini, Dieu n’est pas loin. Mais parlez de l’infini aux scientifiques aujourd’hui.


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