LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

13 novembre, 2019

DES IRES SANS FIN

Classé dans : Non classé — inconnaissance @ 20:33

1 - Absolument sûr que lorsque l’on rend des comptes, intérieurement ou pas, ou qu’on veut être approuvé ou plaire, c’est qu’on a cherché à satisfaire le désir d’un autre, des autres. Donc si on ne cesse de vouloir rendre des comptes ou de vouloir être approuvé, c’est qu’on ne cesse de vouloir satisfaire les désirs des autres.

2 – Dans ce monde, plus vous serez intelligent, et plus vous serez exempt de sentiments ou de morale qui perturbent ou étouffent votre intelligence, (en faisant en sorte de ne pas tomber sous le coup de la loi) et mieux vous réussirez. Vous deviendrez peut-être un grand homme. On vit dans un entre-deux. 

3 – La nature – les lois de la biologie – nous met au monde, après elle se fiche complètement de ce qu’il nous arrive. La société nous offre une seconde naissance, et à cette occasion elle se fiche éperdument du bien du nouveau-né précédent. (conditions d’existence et de travail, effets des idées qu’elle lui met dans la tête)

4 – C’est terrible de laisser les adultes nous convaincre qu’ils ont bien fait de nous mettre au monde, que ça valait le coup et que leurs sentiments, leurs désirs, leurs idées ont de la valeur. C’est les dédouaner d’une terrible responsabilité en marchant dans leurs combines, c’est leur éviter d’avoir à nous rendre des comptes. Ils ont l’air contents de ce qu’ils font, ils ont l’air sûrs d’eux. Ils trichent.

5 – La France de demain, c’est la France où chaque Français se comportera comme ceux les dirigent ou comme les profiteurs de toutes sortes.

6 – Vous voulez un monde meilleur, un monde plus humain, plus heureux ? C’est simple, piquer tous les hommes là où il faut pour les immuniser contre toutes les soifs de pouvoir.

7 – Il y a un certain nombre de gens que leurs convictions occupent et mobilisent d’une façon extraordinaire. Mais il y a encore beaucoup plus de gens que leur besoin de penser le monde ou la société ou la collectivité occupe et mobilise constamment.

8 – Pourquoi la haine, d’où vient-elle ? Elle vient de ce qu’on nous a mis dans la tête, dont le pouvoir et les nuisances nous sont devenues sensibles, mais dont on ne parvient pas à se débarrasser.

9 – Les valeurs ou les vertus et l’amour ou le désir de plaire : voilà un duo infernal. Pour être aimé ou pour plaire, on tâche de correspondre à ces valeurs ou ces vertus, et on devient un autre.

10 – Il faut, évidemment, balayer toute l’éducation que l’on a reçue, non pas parce qu’elle a été tout à fait mauvaise, non pas parce que rien en elle n’est utile, mais parce qu’on ne peut plus vivre sans elle, c’est plus fort que soi. C’est donc une dépendance humiliante, indigne. Un esclavage. Pour cela, il faut cesser de croire que le bien et soi, cela fait deux et qu’il faut le chercher ailleurs. 

11 – Considérons bien que si les choses ou les personnes qui nous impressionnent tant n’avaient pas de nom, elles ne nous impressionneraient plus du tout. C’est tout ce qui est associé aux mots qui nous piège. 

17/11/19

12 – Pourquoi le pouvoir, d’où vient-il ? C’est simple. Les hommes ont un terrible besoin de donner un sens à ce monde (pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien demandait Leibniz? ) Ils en échafaudent un qui inclut, évidement l’existence des hommes, qui donne un sens à l’existence de l’homme. Des hommes plus capables intellectuellement, plus ambitieux, plus orgueilleux, plus avides, parviennent à imposer leur sens du monde ou à faire adopter un sens du monde qui leur plaît. (politique, religieux, peu importe) Puis à régner. Ils sont plusieurs à vouloir imposer des sens différents, à entraîner derrière eux, des foules. Et c’est ainsi que les hommes s’entre-tuent. Quel changement cela ferait si les hommes renonçaient à chercher un sens à tout ce qui existe, renonçaient même à croire qu’il en existe un. (Un sens est mort, un nouveau sens est appelé à régner..pourquoi araignée papa Pillon ?)

18/11/19

13 – Tout ce qui a été notre apprentissage du monde, notre éducation à la vie et qui s’est déposé au fond de nous, qui détermine notre comportement, ne peut pas se juger lui-même. Nous sommes alertés sur son caractère fautif ou aberrant par les réactions, les critiques des autres, et par nos échecs. Malheureusement, ces réactions, ces critiques et ces échecs ne sont pas non plus des critères fiables pour se corriger.

14 -  Peut-on cesser de courir après ce qui est censé avoir de la valeur ou être des valeurs, sans perdre sa valeur, son estime de soi ?

15 – N’est-ce pas ridicule de se lamenter de ne pas avoir réussi à satisfaire le désir des autres ? Si c’était leur désir c’est eux qui devraient se lamenter, pas soi.

16 - C’était mieux avant ? Pas sûr, mais en tout cas, tout se passe sur la scène médiatique. Tout est hyper-politisé, c’est à dire calculé pour envoyer un message précis par les médias. Les politiques instrumentalisent les médias qui sont d’un cynisme fantastique et inversement. C’est un jeu pervers de spécialistes, de pros de la politique et de la communication qui laisse pantois ceux qui ont encore le souvenir d’un échange plus franc et plus direct entre le gouvernement et la population. On joue au plus malin, sans aucun respect pour les réalités du pays, et cela ne peut que mal finir. 

 

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