LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

12 décembre, 2020

DE LA DESOBEISSANCE

Classé dans : Obeissance — inconnaissance @ 10:42

A moins de virer carrément sa cuti, il y a de fortes chances pour que l’on soit un citoyen modèle soucieux de tout bien faire comme il faut, d’être comme il faut si on était un enfant obéissant qui cherchait toujours à plaire à ses parents, à ses maîtres , à les satisfaire, à leur faire plaisir. L’habitude étant prise, bien ancrée, on a continué ainsi avec tous ceux qui représentent l’autorité, l’ordre établi.

Il n’y avait rien à changer. Il y a toujours un autre d’importance, que cet autre soit une personne ou une collectivité. Il y a toujours quelque chose à produire qui doit être compris et approuvé par l’autre. C’est ainsi que chez les gens obéissants, il y a le souci permanent de savoir ce que pensent, veulent les autres de façon à en tenir compte.

En haut, ils sont comme ça avec les Français. Tout ce qui passe pour être un bien commun, un intérêt général, une volonté commune partagée sera au cœur de leurs discours. De leurs actes, non – mais qu’est-ce qu’on y comprend aux actes – mais de leurs discours oui. Voilà le peuple souverain content qu’on pense à le satisfaire. Et ce n’est pas difficile de savoir ce que souhaite le plus grand nombre. Juste avant une campagne électorale, on fait un sondage, des enquêtes un peu plus poussés pour entrer plus profondément dans ses désirs, et il n’y a plus qu’à en faire des promesses pour les imbéciles qu’elles engagent : les bobos et les gogos (ils ont un point commun : les mots les enchantent) et les autres sont influencés.

Oui, ce ne sont que des paroles, des intentions, mais une fois confortés, dans leurs pensées, et reconnaissants pour cela, les Français ne vont pas complètement changer d’opinion. .

La question n’est pas d’être désobéissant, celui qui désobéit reconnaît le statut de ceux à qui il désobéit, il le confirme ; et il a un sujet de désobéissance. (l’ordre, le règlement etc) la question est d’ignorer la question. Il ne reste plus à l’autorité que la force ou des moyens de chantage. On ne peut pas dire que les autres en général, possèdent ces pouvoirs..

La façade que nous sommes (comme je l’ai montré dans les articles précédents) a pour principale fonction de plaire.

A l’origine comme aujourd’hui, le but, c’est l’autre, c’est lui le destinataire et la cause. Il y a une différence radicale entre une idée, un sentiment, un désir qu’on a où l’autre est absent, et une idée, un sentiment, un désir où l’autre est présent. Dans le second cas, l’autre est probablement à l’origine de l’idée, du sentiment, du désir en question, il en est le destinataire. Que cette idée, ce sentiment, ce désir soient compris par lui est essentiel. Qu’ils soient approuvés voire plus par lui, est important.

Si en plus, l’autre est quelqu’un dont nous dépendons de différentes manières (succès public, rémunération, affection etc) alors là, c’est complet. Que cela nous permette d’aller plus loin joue un rôle. Dans le premier cas, rien de tout cela n’entre en ligne de compte..Certains sentiments, désirs, pensées ont disparu puisque les objets correspondants n’existent pas. 

Façade ou pas façade, la différence est capitale. Ce truc qui se passe en nous, dans quelle catégorie le mettons-nous ?

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