LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

6 avril, 2021

QUI EST AUTRUI ?, 2

Classé dans : Objectivation — inconnaissance @ 11:13

Je suis un concept. Et dans concept, il y a con.

C’est de lui, sans doute, que l’on parle quand on dit : il n’y a pas de chance qu’on détrône le roi des cons.

Autrui a le sens que lui donne le concept dans le cadre de sa relation avec lui.

Autrui est un objet de pensée pour le concept. Un objet ne pense pas, ne veut pas. (il peut penser qu’il a affaire à un con – d’ailleurs c’est le cas – mais il n’a pas le droit de le dire)

Evidemment, la meilleure façon de reconnaître un con, c’est sa façon de s’habiller. Il y a des champions dans le domaine. Mais cela ne suffit pas.On peut dire aussi : quand un concept se manifeste, on ne s’y attend jamais. Pas à ce point.

Il y a les concepts genre fonction sociale, professionnelle et il y a les concepts de valeur. Beaucoup plus nombreux ceux-là.

De toute façon, le concept ne voit pas plus loin que le bout de son nez de concept. Pour lui, autrui est l’objet de pensée du concept : point barre. Qu‘il soit une fonction sociale ou un concept de valeur quasi incarné.

Il n’y a rien, personne, au-delà de cet objet pour le concept sinon le concept ne se suffirait pas à lui-même .

Il ne serait pas con car le monde, sur le moment, ne se réduirait pas à celui du concept. Or le con ne doute pas (c’est une autre de ses caractéristiques)

Ce qui caractérise aussi un con, c’est qu’il a oublié qu’il l’était et qu’il ne veut pas cesser de l’être.

A sa décharge, le concept est lui-même un objet de pensée étroitement défini par un discours culturel, social , des discours ambiants, des usages, des coutumes, et éventuellement par des lois et des règlements quil ne remet pas en cause lui non plus. .

Cependant, l’autrui auquel le concept s’adresse ne se trouve pas tout à fait en face du même problème selon le cas et selon sa propre situation.

Tout dépend du genre de discours ambiant auquel il est soumis, extérieurement ou intérieurement..

Il y a le cas où l’autrui du concept s’est déjà tout à fait identifié à l’objet du concept auquel il va avoir affaire (un subordonné dans une entreprise, un fidèle d’une religion, un adhérent au concept de valeur par exemple)

Il y a les cas où l’autrui du concept ne s’est pas encore identifié à l’objet de pensée du concept auquel il a affaire (automobiliste pour le gendarme, patient pour le médecin, par exemple)

Et il y a les cas – les plus fréquents de loin – où autrui n’adhère pas au concept de valeur voire au concept social. A charge pour le concept de persuader autrui qu’il devrait être son objet de pensée. Il lui faut trouver des points communs avec lui (soyez féminismicide) ou mettre en œuvre les moyens d’amener autrui à résipiscence .

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