LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

17 décembre, 2020

D’UN MARCHE DE DUPE

Classé dans : Objectivation — inconnaissance @ 15:57

On dirait que c’est donnant-donnant, on perd et on gagne, mais c’est plutôt perdant-perdant. Le marché, c’est : je ne m’occupe pas de toi, et en échange tu peux exister socialement.

Qui dit cela : ce qui a été objectivé de mon existence, ce qui ne m’appartient plus.

Prenons, par exemple, espoir..

Regardez ce qu’il se passe très souvent : pour parler de l’espoir, on ne cherche pas à comprendre en quoi ce mot avec son sens usuel pourrait exprimer ce que l’on ressent, pourrait nous servir à nous comprendre. Non !

L’intellectuel a lu des tas de choses là-dessus, et c’est un savoir ou une mémoire livresque qui lui vient à l’esprit. Il a appris à manier, manipuler, arranger, ordonner les différentes façons de parler de l’espoir dans les livres.

Nous n’en sommes peut-être pas là, mais nous nous faisons bien une idée du sens que l’on donne à espoir dans les conversations, nos convictions religieuses, politiques, morales nous fournissent les idées nécessaires au sujet de ce mot.

Nous avons donc à notre disposition ce qu’il faut de culture pour donner un sens à ce mot, pour utiliser ce mot en espérant être compris et approuvé par les autres. Ah, je vais rejoindre les autres ! !

C’est l’espoir objectivé. Cet espoir-là n’a pas besoin de s’occuper du rapport qui peut exister avec ce qu’il se passe en nous ou chez quelqu’un d’autre. On peut s’abstraire. On peut l’insérer dans un système. En principe, de cette façon, on a une chance de participer au débat, de faire culture, de faire bonne figure dans une conversation avec des gens cultivés, de paraître soi-même cultivé, de compter un petit peu avec notre travail sur l’espoir. Socialement intéressant. En fait, pour l’immense majorité des gens, c’est une chance minime et peu profitable. Mais on peut se dire qu’on a servi un peu la société, la collectivité. Tout ce qui a été objectivé peut régir nos vies. 

Il n’est plus question de nous dans cette affaire comme dans toutes les affaires, les innombrables affaires où on a objectivé quelque chose qui pouvait nous toucher de près. Nous avons, du même coup, disparu des radars.

« Entrez dans l’espérance «  tsst tss Allons ! Il n’y a rien de tel que l’espérance si je n’en ai pas fait, moi-même, un façon approximative de rendre compte de ce que j’éprouve. C’est moi qui donne une existence à ce concept, éventuellement, le temps qui me paraît opportun, sinon, il disparaît de ma vie. Si ce mot vient, je lui donne le sens qui me convient. Je m’en sers pour essayer de me faire comprendre. Hors de question de me revendiquer d’un mot tombé dans le domaine public, objet de théories et de savoirs destinés à la culture. Ce genre de généralités dans les discours des autres, je m’en bats l’oeil à un point que ça me donne une idée de l’infini.

https://www.youtube.com/watch?v=S6T56AUlokU

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