LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

18 novembre, 2017

LA DISPARITION

Classé dans : Personne — inconnaissance @ 17:47

Disparition : ce mot ne renvoie à rien de ce que vous avez appris.

Le péché originel – cette expression renvoie à tout ce qu’on raconte à ce sujet – c’est la culpabilité innée.

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Il y en a qui refusent de renoncer à leur innocence initiale – ce mot ne renvoie pas à ce qu’on raconte à ce sujet – et même à leur innocence fondamentale. En cela, ils sont insolubles dans le monde qui a inventé les objectifs moraux, spirituels, métaphysiques, inatteignables, les lois et les règlements en croissance exponentielle. .

J‘ai pu dire que puisque le sens et la valeur que j’ai donnés à ma maison, mes biens, ma conduite, mes états d’âme, mon corps – tout ça, c’est ce qu’on raconte – ne sont pas les miens, qu’ils viennent de la société, de la culture, des autres, ma maison, mes biens, ma conduite, mes états d’âme, mon corps ne sont pas à moi. Je n’en ai pas l’usufruit. Je dois aussi admettre que ce n’est pas moi qui ai trouvé mon histoire tout seul en creusant en moi, je la dois aux autres.

Alors quelle identité pour l’objet de pensée imaginaire qu’est mon libre-arbitre ou pour celui qui choisit ? Qu’est-ce que ça veut dire, une personne ?  (pour moi, pas pour ce qui se raconte )

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Cette identité serait celle que je crois que les autres m’ont donnée au fil du temps, (celle que les autres ont pu me donner, c’est, évidemment par comparaison avec les valeurs en cours) C‘est avec cette croyance que je me raconte mon histoire.

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Ce serait ce que je suppose que les autres ont pensé de moi à juste titre. (même remarque) C’est avec cette supposition que je me raconte mon histoire.

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Dans tout cela, il y a beaucoup de sentiments, les sentiments que je crois que les autres ont pour moi. C’est avec cette croyance en des sentiments que je me raconte mon histoire. Ce sont des idées et des sentiments qu’il ne faut pas trahir.

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Alors, ça va toi ?

Tout cela est simplement la conséquence du fait que pour appartenir au groupe, pour être uni à lui, il faut lui plaire, satisfaire ses demandes ; pour satisfaire ses demandes qui portent sur l’être, il faut se façonner ; pour se façonner , il faut se penser et devenir cet objet de pensée ; pour devenir cet objet de pensée voulu, il faut tenir compte des réactions, des jugements du groupe, des autres. Ce que je serai sera donc fonction de ce que pensent, désirent les autres. Pas d’autres sources que des pensées comparatives sur ce que j’ai pu comprendre des autres au fil du temps. Je suis le sens et la valeur que j’ai pu me donner en me pensant de cette manière.

Sinon, où diable, comment aurais-je été chercher une idée de moi  ? .

C’est cet accord, patiemment tissé, entre les autres et moi sur ce que je suis qu’il ne faut pas trahir. Même si je peux regretter d’être ce que je suis.

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C’est surtout de cette démarche qui consiste à me penser et me façonner pour plaire que je ne peux pas me défaire. Le référent extérieur est la valeur. Il suffit même d’en créer un et d’en faire la quintessence des valeurs en vigueur pour qu’il devienne automatiquement un objet de désir, sans même se demander quel plaisir ou avantage on en tire. Me penser : penser moi à partir de ce référent extérieur. Plaire : aux autres qui le représentent. Deux éléments distincts indissociables. Moi/les autres ou le monde. L’un ne va pas sans l’autre, comme le Sud et le Nord, le haut et le bas, le Bien et le mal..

Bien sûr, depuis tout ce temps, le groupe ne se résume pas à quelques personnes de l’entourage immédiat.

C’est pourquoi je fais toujours de mon mieux pour être celui que je crois que les autres reconnaissent, par habitude, par principe,. pour leur faire plaisir, surtout quand il s’agit de gens que je fréquente depuis un moment, surtout quand il s’agit de gens qui ont de l’importance . (Et il arrive un moment où cela devient une prison insupportable.) 

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C’est la pensée-je ou l’histoire de moi que je me raconte. Je n’assume peut-être pas totalement. cette identité ou cette histoire, mais je l’admets, j’y crois, je vis avec en très grande partie.. C’est l’accord sur moi. C’est la base de.s relations. C’est tout le sens des efforts que l’on peut faire pour se mettre à jour en tenant compte de ce que l’on sait ou comprend d’une personne que l’on retrouve ou des efforts que l’on fait pour décrypter une personne nouvelle à l’aide des connaissances que nous avons de façon à lui permettre de nous reconnaître. Dès que je rencontre quelqu’un, mon histoire de moi reprend du poil de la bête.

- Je ne te comprends plus

- Moi non plus

- Alors c’est quoi ton problème ?

- Je parlais de toi..

En réalité, je n’ai fait que supposer que cet accord est réel, que l’objet de pensée-moi est le même chez moi que chez les autres, ou que les autres et moi, on se racontent la même histoire sur moi. J‘ai cru prendre en considération lidentité qu’ils me donnaient vraiment, les vraies pensées qu’ils avaient à mon sujet, leurs vrais désirs, leurs vrais jugements. J’avais besoin de le croire. Ensuite, je me suis réglé dessus. .

Pour accepter l’idée que l’histoire que je me raconte sur mon compte n’est pas celle que les autres se racontent sur mon compte, il faudrait que j’admette que je me suis fourvoyé en croyant connaître l’identité que les autres me donnaient, les pensées que les autres avaient à mon sujet, les sentiments qu’ils éprouvaient pour moi, et depuis le début. !Il faudrait que j’admette que l’accord était une illusion. Dur ! Pourtant, la transmission intégrale et fidèle du sens d’un esprit à un autre, cela n’existe pas.

En réalité, l‘objet de pensée-je, dont je me raconte l’histoire, et qui devait être certifié par les autres, est illusoire – exactement comme un rêve, comme est un rêve cette façon machinale, insaisissable que j’ai de me la raconter. C’est parce que la croyance en l’accord est devenue surréaliste ! Le faire pendant le sommeil ou le faire éveillé, c’est pareil. Cela se passe dans un espace déconnecté de la réalité. Ce quelqu’un qui serait connu des autres et dont je croyais raconter l’histoire n’existe pas. Mais ça fait tellement longtemps que je suis plongé dans ce roman !

On ne se raconte pas la même histoire. Pas d’accord entre les autres et moi sur ce que je suis  . Mon histoire de moi, les autres l’ignorent même si j’ai cru, à tort, être fidèle à ce qu’ils pensaient et éprouvaient parce que l’histoire que je me racontais, c’était ce qu’on avait dit ou pensé de moi et qui me revenait à l’esprit. .

Mon histoire de moi, ils ne l’ont jamais connue, elle n’a jamais existé pour eux. (on appelle parfois cela : être un incompris)

Moi, en tant que pensée-je, n’existe pas et n’a jamais existé pour les autres. Je suis bien le seul à me raconter l’histoire que je me raconte. Pourtant, je suis encore celui dont je me raconte l’histoire, je suis cette personne ! Mais c’est comme un discours en sourdine, et la personne que je suis est un peu flottante.

Le fait, c’est que les autres ne m’ont jamais regardé et ne me regarderont jamais parce qu’il n’y a personne où ils regardent.

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Je suis ailleurs. La personne est ailleurs.

Mais alors….. ? A quoi ça sert que je me raconte mon histoire ? Je croyais qu’elle était fidèle à ce que l’on pensait de moi et elle ne l’est pas. A quoi ça sert que je me raconte une histoire que les autres ignorent, une histoire qui n’existe que pour moi. .

Je ne plairai jamais ainsi, je ne serai jamais un objet de pensée satisfaisant. Je dois abandonner tout espoir..

«  je voulais être quelque chose de différent de ce que je pensais être «(UG)   Ce que je pensais être en croyant prendre en compte ce que les autres pensaient de moi et qui était une identité à corriger pour me rapprocher des buts,. Mon identité, c’est l’histoire de mes choix plus ou moins critiquables, plus ou moins justifiés selon les idéals en vigueur. Elle est objet de jugements. Elle est le lieu de pensées de justification, de réhabilitation ou de demandes de pardon. Je n’ai plus besoin d’être différent d’une identité qui n’était que le fruit de ma seule imagination. Plus d’histoire au sujet de celui qui a fait ces choix, parce qu’elle ne tient plus. Car l’histoire était un jugement qui impliquait un jugé. La personne, c’était le jugé. Le juge, c’étaient les autres, pas soi. Et ce n’était pas soi qu’ils jugeaient. . »Laissez-les vous crucifier si cela peut les aider à se sentir mieux. Ils ne crucifient de toute façon que leurs histoires sur vous dans leur monde de rêve » (Jeff FOSTER) .

Ce que je crois être, celui dont je me raconte l’histoire(l’objet de pensée que les psychologues voire les philosophes appellent : le sujet) a toujours été absent du monde. Or cela n’avait de sens que pour le monde. Il était inutile de s’en soucier.

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Plus de pensée-je comme objet d’accord. Il n’y a jamais eu de regard du monde sur moi sur lequel je puisse construire quoi que ce soit.

Plus de regard possible des autres sur moi donc plus de regardeur non plus et plus de regardé. C‘est moi qui croyais voir ce qu’ils voyaient et je ne me pense plus en croyant épouser les pensées ou regards des autres.

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Le sens et la valeur venus des autres de tout ce qui me concerne a disparu.

Toute cette activité mentale à mon sujet n’a plus lieu d’être. . C’est la disparition de la présomption que je sais qui je suis. Elle n’était étayée que par la garantie que semblaient fournir les autres. Mais depuis toujours, moi, seulement moi, tout seul, sans recours à rien d’autre, je ne sais pas qui je suis.

C’est ce qui a toujours été, la personne-je n’existe pas et n’a jamais existé La terre ne m’a jamais porté.

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Ce qu’il reste…je ne sais pas.

Comment pouvait-il en être autrement de toute façon ? Notre connaissance des choses et des êtres est constituée de catégories générales. C’est comme des classeurs. Inutile de les ouvrir. Il n’y a rien dedans. Chaque chose est un assemblage de catégories ou de classeurs. Catégories physiques, sociales, psychologiques etc Des classeurs, ça ne distingue personne, c’est impersonnel et indifférent.

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 Ce sont des généralités, ça voudrait désigner du collectif. Or je n’ai rien à voir avec le collectif. (les dissertations) Il ne présente aucun intérêt. « Comment réduire la pauvreté, dans un contexte de réductions budgétaires et de poussée des populismes, et dans lequel l’aide au développement pourrait repasser au second plan ? «   Déclare Guillaume ERNER sur FC. Rien à voir avec « pauvreté », « réductions budgétaires »« poussée des populismes » « aide au développement » (ou tout autre généralité). Ce ne sont que des idées qu’il produit pour se mettre en valeur. Cela s’adresse à ceux qui ont du pouvoir. Quant à m’utiliser, qu’ils n’y pensent même pas.

Frères Jacques en fête : https://youtu.be/Seol_qf7yxk?t=1023

 

 

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