LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

17 mars, 2019

TROMBINOSCOPE ET TÊTES A CLAQUES

Classé dans : Publicite — inconnaissance @ 11:45

On veut la réussite ou réussir. C’est naturel. Quoi que l’on désire, entreprenne, crée, construise, on veut le réussir. Normal. Si on fait quelque chose, ce n’est dans dans l’idée de le rater ou de ne pas y arriver.

Que ce soit la spiritualité, une profession, une séduction, une réparation, un couple, une famille, des relations, des vacances n’importe quoi, on souhaite le succès. On persévère. Donc ce qui compte en fait, c’est l’objectif parce que selon qu’on l’atteindra ou pas, on sera content, on obtiendra ce qu’on voulait ou pas. L’échec nous attriste. Donc n’importe quel objectif atteint, de quelque nature qu’il soit, peut être une source de satisfaction . La réussite dans un projet, dans la satisfaction d’un désir peut nous consoler, au moins en partie, d’un échec dans un autre domaine . Un plaisir, une satisfaction peut atténuer voire effacer une peine survenant au même moment. (on vient de vous voler votre voiture mais en même temps vous apprenez que vous obtenez la promotion tant espérée)

Il est pourtant dangereux de se demander quel but on a et après quel plaisir ou quel avantage on court . D’abord parce que si on le fait, on court le risque de le savoir, et si on le sait, on court le risque de penser à soi, ensuite parce que si on le fait, on sera certainement porté à se demander aussi quel but ont les autres et après quel plaisir ou quel avantage ils courent. Pour éviter cela , il est alors préférable de ne pas s’interroger. .(que voulez-vous ? Je ne sais pas ? Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ? Je ne sais pas . )

Mais d’un autre côté, cette prudence a un inconvénient. Il y a fort à parier que si on ne s’occupe pas du tout de savoir quel est notre objectif et quel avantage on espère, ceux-ci ne seront rien d’autre que ceux que les autres, la société nous auront soufflés . (on pourrait acheter ceci…comme tu voudras)

On rencontre des obstacles sur notre route, les choses ne se passent pas comme prévu, bref on a un problème quelconque. Cela peut concerner l’éducation d’un enfant, notre santé, un trait de caractère, une injustice, notre rapport aux autres, notre couple, nos goûts artistiques etc Ce sont des obstacles pour atteindre des objectifs divers. Sait-on si ce que nous appelons notre problème ne concerne pas en fait une idée qu’on nous a mise dans la tête ? C’est peut-être l’éducation d’un enfant telle que la société la conçoit qui ne fonctionne pas. C’est peut-être l’idée que la société nous a donnée de ce que devait être notre caractère qui n’est pas au rendez-vous. C’est peut-être une idée de la normalité, une idée en cours sur la santé qui n’est pas satisfaite. C’est peut-être parce qu’on n’est pas fait pour avoir avec les autres le genre de relation prescrit. Mais dans ce cas, c’est la société qui ne sera pas satisfaite. Et nous là-dedans ? On ne sait pas. On ne sait pas ce qu’on veut personnellement, on ne sait pas ce qui nous ferait plaisir à nous. On ne l’a jamais su.  

Mais alors nous nous investissions, nous nous démenions pour le profit des autres ? (T’es content ? Du moment que tu es content, je le suis)

Ce n’est pas tant que ces objectifs qui n’étaient pas les nôtres, que cette satisfaction, qui n’est pas pour nous soient à critiquer, c’est qu’il faut que nous nous empoisonnions la vie et dépensions une énergie considérable en leur faveur.

Jolie revue permanente de problèmes, de drames, de crises, de désastres, de guerres, d’injustices en tous genres dans lesquels nous ne sommes pour rien, pour lesquels nous ne pouvons rien sinon accepter d’être utilisés par des gens que l’on ne connaît pas. Nous prenons fait et cause. Mais d’où vient l’objectif que nous poursuivons ? De nous ? Qui a défini cet objectif ? Nous ? Qui dira s’il est atteint ? Nous ?  

Tout cela n’est que la conséquence d’un phénomène psychique si courant, si familier, si automatique qu’on n’y prête plus attention.

On tient à s’en remettre à des raisons qui passeront dans notre esprit. On tient à ce que ces raisons soient reconnues et approuvées par les autres. Ce qui fait qu’on ne tient aucun compte de notre vérité, sentiment, désir personnels. Car les raisons en question, pour être reconnues et approuvées par les autres sont à chercher dans ce que les autres disent, pensent, désirent . 

La société, c’est la communication. Pour pouvoir échanger et se mettre d’accord, il faut que les mots que l’on emploie soient connus de notre interlocuteur et que notre interlocuteur leur donne – semble-t-il – le même sens que nous. Ainsi, on évite les incompréhensions ou les malentendus. En principe. Avec beaucoup de mots, non. Bref !

Les hommes sont des êtes sociables. Ils aiment rencontrer leurs congénères, les voir, avoir des rapports avec eux, être stimulés, par eux, en tirer du plaisir autant que possible. Mais la socialisation, c’est autre chose, c’est le fait d’utiliser ces rapports avec les autres dans un certain but, le but qu’aura fixé la société et qu’elle aura consciencieusement et obstinément inculqué aux hommes.  

Comme on n’a jamais compris pourquoi on était là, on n’a pas eu d’autre solution que de faire ce que les autres nous disaient de faire. On en a pris l’habitude.

Décors du monde moderne, : ce que l’on nous flanque sous le nez à la télévision, sur les pages d’accueil de Windows 10, dans les médias d’actualité comme le portail Orange : des imbécilités qui devraient attiser notre curiosité, déclencher notre lecture et nous influencer Les événements marquants et les personnages célèbres : people, stars, animateurs, victimes, héros et compagnie. On est bombardé de messages, de publicités, d’images qui mettent toutes en valeur quoi??? Demandez-vous quel genre de monde elles mettent en valeur. C’est ce qui est censé être ou c’est ce qu’on veut mettre dans tous les esprits de façon à ce que cela devienne un moyen de communiquer et de se comprendre. Toutes ces bobines, personnellement, j’en fais une revue de guignols pour simples d’esprit.

bernI

èèèèèèèèèèèèein !!!

Si je pouvais, je m’en servirais de corbeille à papier – d’ailleurs la télévision est déjà une poubelle, tout ce qui s’y trouve pue – ou j’utiliserais leur trous de nez pour y planter mes stylos

Et maintenant, avec la mondialisation, c’est le monde entier qui est capable de débarquer chez vous, en images d’abord. Le zinzin lointain fait la une. Façonner l’opinion publique c’est nous façonner. Les sondages (trafiqués) n’ont pas d’autres buts que de nous informer de ce qu’est l’opinion publique.

Mais probablement que certains gagnent un pognon de dingue avec ça. Je ne sais pas comment, ils ne sont utiles à personne. J’aimerais bien savoir d’où vient leur pognon de dingue, j’espère que ce ne sont pas des sous qu’ils nous volent avec la complicité d’un système. Je m’attends qu’un jour, sur toutes les surfaces planes d’une ville, par terre dans les rues sur les routes, sur les murs des immeubles, sur toutes les voitures particulières, sur tous les vêtements, partout, .on aura ce genre de publicité. comme dans un stade de football. Savez-vous quel est le but de tout cela ? Au moins créer des processus de pensée automatique. Pour être des signes de reconnaissance, ce sont des signes de reconnaissance. On dirait que l’homme moderne est un papillon attiré par tout ce qui brille. Cela s’appelle une socialisation à marche forcée et une pression pour se fondre dans ce monde-là. 

Sommes-nous seulement des êtres programmés bombardés de reproches  ? peut-être. A nous de voir. A nous de voir si on veut et si on peut être entièrement défini par le monde de la communication que l’on appelle la société, ce monde où tout ce qu’on fait, dit, montre doit pouvoir être reconnu et approuvé par tout le monde et surtout pas ceux qui dirigent ce grand cirque.

Alors, notre vie, consiste-t-elle à assurer la réussite de telle marque, de telle entreprise ou société, de telle religion, de tel parti, de telle idéologie, de tel groupe, de tel leader, de telle discipline, de tel projet politique, de telle idée, et plus en détail, la réussite, de tel principe, de telle vertu, etc sans même se l’avouer ? Qu’est-ce que vous voulez ? Je ne sais pas. Qu’espérez-vous en tirer ? Je ne sais pas.

Et on se retrouve dans une position fausse du genre : je faisais ça pour vous mais j’attendais en retour quelque chose sans le dire. Et voici le comble du ridicule : vivre, c’est agir. Agir c’est agir sur le monde (fut-ce le sien propre) , le corriger, le modifier, le transformer. Et là, on attend que les autres le fassent pour nous dans le sens qu’on espère, interminablement.

Nous ne sommes là que pour être utilisés. C’est comme si vous entriez dans le bureau ou le cabinet de je ne sais quel professionnel. Vous savez, c’est sûr, que vous allez payer, mais vous ne savez pas ce que vous pouvez attendre et vous n’avez même pas le pouvoir de l‘amener à vous le dire. Et tout cela, en tenant compte du fait qu’on vous a infligé la vie sans vous demander votre avis. Si encore les adultes étaient les seuls à payer pour ça…Je dirais bien fait !

quien 

Ce que vous acceptez de la société, vous ne l’accepteriez jamais de quelqu’un en particulier à moins d’en être follement amoureux. Êtes-vous follement amoureux de la société ? N’oublions jamais que notre zèle n’était pas inné, pas à ce point là, il est le résultat de l’éducation et de la culture.

 

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