LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

2 octobre, 2018

LA RESISTANCE DES RECALCITRANTS

Classé dans : Resistance — inconnaissance @ 16:01

Le postulat de base sans lequel tout risquerait de s’écrouler : c’est que la société, et l’Etat qui en est l’organisateur et le gestionnaire, sont bien intentionnés à notre égard. De la même manière que le petit enfant veut absolument croire que ses parents l’aiment – malgré toutes les preuves du contraire qui peuvent s’accumuler – et que certains se persuadent que Dieu est amour – là encore malgré toutes les preuves du contraire – on a absolument besoin de croire que la société et l’Etat nous aiment. Pour reprendre une description donnée précédemment, cela veut dire que l’on tient vraiment à croire que nos croyances nous aiment, que nos valeurs morales et sociales nous aiment, que nos idéals nous aiment, que nos lois, mœurs, et coutumes nous aiment, tout cela étant le produit d’une civilisation, d’une culture, d’une société. De même, nous avons besoin de croire que les fonctions sociales nous aiment, que ceux qui ont reçu de l’Etat une certaine forme d’autorité nous aiment. Et que lorsque nous avons affaire à eux, nous pouvons être bien disposés et confiants. Nous avons absolument besoin de croire que l’Etat, c’est le bien commun, l’intérêt général et que la société s’améliore en notre faveur. 

Parce que si c’était le contraire, si les croyances collectives, les grands objectifs, les valeurs morales et sociales, les lois, les mœurs, les coutumes, les fonctions sociales, les représentants de l’autorité, dans leur fonctionnement, de façon formelle étaient nos ennemis, et complotaient contre nous, que se passerait-il ?

Le contrat social implicite (et tous les noms qu’on lui donne : vivre-ensemble, citoyenneté, socialisation etc) qui fait le ciment d’une société est peut-être le lieu d’un immense malentendu. Le crime de haute trahison correspond à des actes gravement déloyaux à l’égard de son pays. Mais qu’est-ce qu’un pays, sinon d’abord, son peuple ? In fine, crime de haute trahison et crime contre un peuple, cela devrait être la même chose quand il s’agit d’un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.

Si on savait que la société, ses structures et ses aspects formels nous étaient hostiles ou même indifférents, notre attitude changerait du tout au tout. Si on savait que c’est une erreur fondamentale d’attendre d’eux qu’ils améliorent notre situation, on s’y prendrait tout autrement. En tout cas, les rapports qu’entretiennent les individus avec l’Etat et ses représentants, les rapports qu’entretiennent tous les groupes défendant les intérêts d’un nombre plus ou moins importants d’individus avec l’Etat, font tous appel, c’est clair, à la bonne volonté, aux bonnes intentions de l’Etat qui n’a plus qu’à jouer avec. (sinon, c’est la révolution ou la guerre civile. Il ne s’agit plus de demander, mais de prendre par la force)

On pourrait aussi considérer que tout dépend des personnes auxquelles nous avons affaire dans les différentes structures de la société et qu’il y en aura avec lesquelles on peut s’entendre et d’autres que l’on devra affronter ; Oui mais tout le monde n’est pas un cador dans tous les secteurs pour triompher d’une personne peu soucieuse de ses intérêts. Les institutions, les structures, les fonctions sociales sont justement là pour être des garanties, au-delà des personnes qui s’en occupent. Il faut donc qu’elles soient intrinsèquement au service de la population.

Le fait est, pour le moins, que cet amour ou cette bonne intention globale n’est pas toujours évidente, c’est le moins que l’on puisse dire. Beaucoup de déclarations mais beaucoup moins de preuves d’amour ou de bonne intention. La croyance en l’amour cependant persiste malgré des indices contraires.

Le fait est que les gens du peuple ont globalement toujours trouvé normal d’aller se battre et risquer leur vie pour défendre leur pays tandis que les puissants – c’est à dire les possédants et les gens de pouvoir – restaient à l’arrière.

Le fait est que les gens du peuple ont globalement toujours trouvé normal de travailler, au point de s’esquinter la santé, pour gagner leur vie.

Le fait est que les gens du peuple ont globalement toujours trouvé normal qu’on les méprise, qu’on les traite comme des quantités négligeables, comme du bétail.

Le fait est que les gens du peuple ont globalement toujours respecté la hiérarchie sociale, les formes officielles de l’autorité.

Le fait est que les gens du peuple ont globalement toujours trouvé normal d’avoir à supporter et réparer les conséquences dramatiques des décisions de ceux qui les gouvernent.

Le fait est que ce qui caractérise globalement les gens du peuple est leur modestie et leur absence d’ambition, leur endurance et leur docilité. (pas la culture, pas l’art de parler, pas les relations qu’il faut, pas de pouvoir. On les traite comme on traite les enfants dans certaines familles. Pas de raisons de se gêner)

Dans ces conditions, comment pourraient-ils être sensibles aux torts qu’on leur fait, comment pourraient-ils se révolter contre tout un système. Ils sont mentalement conditionnés depuis des siècles pour ne pas se révolter (contrairement à ce que dit ZEMMOUR, les révoltes et les révolutions en France ont toujours été le fait de partis, de catégories, de classes particuliers, de factions, qui ont su s’organiser et agiter le peuple avant de s’en servir. Tout au plus y-a-t-il eu des grandes mobilisations de celui-ci au départ : 1789 en France,1917 en Russie).

Mais voilà que les médias bouleversent ce vieil équilibre. Il est clair que puisque tout repose sur l’idée que la société est bonne, morale, que l’Etat est bon, moral, puisqu’il est capital que tout le monde le croit, la moindre injustice, le moindre drame porté à la connaissance du grand public a une profonde influence. Si quelques personnes étaient au courant auparavant, si l’Etat était au courant auparavant, cette injustice ou ce drame n’avaient strictement aucune importance tant qu’ils n’étaient pas connus du grand public. Alors c’est la course, la compétition permanente pour faire mettre à la une les faits ou les événements que l‘on veut (plus victime que moi tu meurs. L’idéal, le « must », c’est évidemment le crime contre l’humanité. Crime contre l’humanité ? L‘humanité est un concept plutôt philosophique, en tout cas assez flou, abstrait. Crime contre un peuple, c’est plus clair. Crime contre des individus, c’est encore plus concret) , et les médias, ainsi, augmentent sans cesse leur importance. Ils sont l’enjeu, ils sont au centre, ils sont l’arbitre. (et les réseaux sociaux jouent le rôle d’idiots utiles) Il y a juste un trouble permanent à l’ordre public. D’autant que la morale étant quelque chose de creux, elle ne tient que par l’exemple, et notamment celui venu d’en haut.

On parle de crime de haute trahison quand on a attenté gravement aux intérêts supérieurs d’un Etat, pas quand on a fait les plus grands torts à un peuple. Car il suffit qu’un Etat ou une société bien formatée dise qu’ils agissent pour le bien de tous, présentent leur projet comme servant l’intérêt général, et il suffit – c’est ce qu’il se passe le plus souvent – que le peuple adhère à ce projet et prenne le type d’homme qu’il implique comme idéal, pour que plus personne ne parle de malfaisance à son égard.

Qui vous dit que le type d’homme que l’on vous demande d’incarner ne va pas vous rendre malheureux, ne va pas vous causer de graves problèmes psychologiques, ne va pas vous abêtir, ne va pas vous détruire. (c’est au moins en partie ce qu’a fait le christianisme avec les hommes – modèle artificiel, malsain, morbide ) Vous ne le saurez que plus tard si vous êtes attentif à vous-même, jamais si vous tenez coûte que coûte, et malgré tout ce qui arriver, à ce que ce cet idéal soit la vérité. Il y a danger à adhérer à un modèle d’homme (comme le modèle humaniste ou chrétien) Plus l’adhésion est grande et moins on sera capable de prendre conscience des effets dévastateurs de cette idéologie. Les Allemands de l’entre-deux guerre auraient bien dû s’abstenir d’adhérer au modèle nazi.

L’asocial peut être présenté comme quelqu’un qui refuse d’adhérer à quelque modèle collectif que ce soit, quelle que soit la façon qu’a ce modèle de se présenter, ou comme quelqu’un qui veut se débarrasser de son identification à un modèle. Il veut conserver sa liberté, c’est à dire toute sa lucidité. Il rejette ces apprentis sorciers qui voudraient toujours croire ou faire croire que leur dernière conception de l’Homme est la bonne. (et beaucoup ont défilé) Et dire que beaucoup de penseurs regrettent encore sincèrement le discrédit où sont tombées toutes les idéologies.

Alors comme on sait comment une société se décline, quel rapport maintenant avons-nous avec les croyances collectives ? (comme l’humanisme universel) Quel rapport avons-nous avec les grands objectifs de la société ? (comme la mondialisation) Quel rapport avons-nous avec les nouvelles valeurs morales et sociales qui circulent ? (comme l’ouverture. Ah l’ouverture ! Terme général, englobant bien sûr !) Quel rapport avons-nous avec les lois, les mœurs, les coutumes actuels ? (comme le consumérisme) Quel rapport avons-nous avec les structures et fonctions sociales ? (comme l’éducation nationale) Tout cela nous est-il favorable ? Tout cela sert-il l’intérêt général ? Tout cela est-il bénéfique ? Pouvons-nous avoir confiance ? Pouvons-nous gober leurs discours ? Que pouvons-nous attendre de tout cela ?

Celui qui répond non risque fort de devenir asocial, et de grossir le nombre de ceux qui refusent de vivre conformément à un modèle que la société a concocté. . Quand la charia aura été instaurée en France par un gouvernement musulman parce que les musulmans seront devenus majoritaires, qui condamnera encore l’asocial  sinon les croyants ? (rappel : entre 1994 et 2014, la population française s’est accrue de 10 millions du seul fait de l’immigration -pas de la natalité- essentiellement musulmane. Cette immigration-là s’accélère, ce qui nous permet de prévoir que, dans un avenir proche, les musulmans seront majoritaires. Si on ne réagit pas maintenant….. Que dire de ceux qui agissent constamment, au plus haut niveau, en faveur de cet avènement. ) On a déjà eu un mal fou à se libérer de « l’infâme » (comme disait VOLTAIRE) , ce n’est pas pour le remplacer par un autre.

http://france-revolution-investigative-reporter.over-blog.com/2018/10/interview.eric-zemmour-sans-censure-video.html

Êtes-vous asocial ?. L’asocial qui n’est pas fou n’enfreint pas les lois, il ne s’en prend pas aux autorités officielles ou dûment accréditées, il ne s’en prend pas aux individus, mais il ne partage pas les croyances collectives, il ne souscrit pas à la poursuite des grands projets, il ne reconnaît comme bien ou comme mal que ceux qu’il pourrait faire à de vraies personnes physiques, il ignore ce qui passe aux yeux de tous pour être des valeurs utiles à tous, il n’épouse pas les idéals à la mode et est indifférent aux mœurs, coutumes et modes. Car il faut bien avoir à l’esprit que l’on donne un sens à toutes choses en utilisant la culture, la formation, l’éducation que l’on a reçues, on pense avec les connaissances que l’on nous a transmises, si cette culture, cette formation, cette éducation, ces connaissances sont mauvaises, on donne un sens mauvais aux choses, et même aux choses les plus intimes. (par exemple, ceci ou cela est un péché parce qu’on a reçu une éducation chrétienne) D’où l’utilité de ne pas utiliser le sens commun s’il est nocif. . 

Les accents du début à approfondir : https://youtu.be/caorW4qBzJc?t=31

Lecture. Un roman peu connu à mettre entre toutes les mains : « La révolte des coloriés ».(Alexandre JARDIN)  Note de l’éditeur : 

En 1980, des garçons et des filles se retrouvent seuls avec leur instituteur sur une île du Pacifique Sud. Humiliés par leur maître, ils se révoltent, déchirent leurs habits et se colorient le corps; puis ils se débarrassent du dernier adulte.  (ils le tuent ndlr) Ils commencent à bâtir une société en opposition totale avec les comportements des grandes personnes et à mettre en œuvre une civilisation farceuse, inventive et réjouissante, libérée…(sans tabous et autogestionnaire ndlr)
Les Coloriés ont été oubliés pendant vingt-cinq ans sur leur île mystérieuse. Leur aventure surprenante invite au jeu et à la fantaisie.

(Quasi antithèse de « Sa majesté les mouches » ndlr)

Qui n’aime pas BEETHOVEN ? Mais quel plaisir ! Quelle vie il y a ! Le pied !  I love ZHU :

https://youtu.be/1x61Z3rR5cI?t=910

Tout à fait exceptionnellement (c’est pas pour BACH)  :  https://www.wqxr.org/story/bach-young-pianist-and-tap-dancing-pro-go-baroque-and-nail-it/

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