LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

20 mars, 2009

Richard SYLVESTER

Classé dans : Richard SYLVESTER — inconnaissance @ 12:43

« J’espère que vous allez mourir bientôt » Editions L’Originel.

Soi : une évidence

Tout ce que l’on peut rapporter, attribuer, imputer à «je», (ou soi) en disant ou pensant je ou en s’identifiant au nom, au tu, au vous prononcé par l’autre, EST le je (ou soi).

«Le sens de je est constamment créé et recréé avec chaque événement, chaque pensée, sensation et sentiment. Il n’est pas possible d’imaginer que la vie puisse continuer sans le sens de moi, que tout ceci puisse être vu sans personne pour le voir. On ne peut pas davantage imaginer voir qu’il n’y a personne, car qui le verrait ?»

«Le sentiment qu’il existait une personne avait jusqu’alors été une constante et donnait tout son sens à cette vie»

Le sens de je, de soi, est venu de la langue. On a simplement admis que ces mots désignaient quelque chose ou quelqu’un. Mais essayez donc d’être tranquille avec une idée pareille à défendre ou à assumer.

« Le mental est comme une cassette qui joue en boucle toute la journée, et qui n’a qu’un seul message enregistré : vous voyez, j’ai raison, vous voyez, j’ai raison. Il se complète d’un système qui filtre toute évidence du contraire»

Soucis et quête de la clé du mystère : je suis et je ne suis pas moi.

Quête spirituelle ou thérapies : pour un autre ou un vrai soi

Les psy ne peuvent pas nous libérer, ils croient au je, ils s’occupent du je, de la prison illusoire. Ils l’aménagent voire il la consolident.

«En réalité, la thérapie ne nous conduira jamais en dehors de la prison dans laquelle nous croyons être. La prison est notre sentiment de séparation et seule la libération peut révéler qu’il n’y a jamais eu de prison pour commencer »

Jamais de la vie le je ne connaîtra la libération , il est le sentiment, voire la certitude de ne pas être libéré..

«La Libération n’est pas personnelle et n’a rien à voir avec une expérience psychologique, émotionnelle ou spirituelle, aussi subtile soit-elle. Une fois qu’il est vu que je ne suis rien, il est aussi vu que toute expérience se produit seulement pour une personne apparente., et retombe ensuite dans l’Un sans que cela n’ait aucun sens»

Quiproquos, principalement à cause des mots et de leur usage.

L’acteur, le décideur est dans les mots et prend effet dès qu’ils sont crus.

Devenir, s’améliorer

« Mais le paradoxe est, alors que nous nous mettons en route sur ce chemin spirituel pour devenir plus adéquats, qu’il n’y a jamais eu, là, personne qui ait besoin d’être amélioré. Et l’idée de faire des choix devient ridicule et s’évanouit lorsqu’il est vu qu’il n’y a personne»

aller au-delà, enfermement :

«de nombreux enseignements spirituels disent qu’il faut aller au-delà du mental. Ces enseignements dénoncent l’enfermement que le mental produit, mais ils ne soulignent pas qu’il n’y a personne d’emprisonné»

je, lâcher :

«Ce qui empêche de voir la Libération, c’est la pensée : je ne suis pas libéré. C’est pourquoi certains vous disent de lâcher cette pensée pour voir la Libération, mais il n’y a personne qui puisse choisir de le faire «

Tous ces mots s’adressent à quelqu’un qui n’existe pas. Ils lui donnent du crédit, du sens. Et le problème est dans la croyance qu’il existe.

Des raisons à notre échec, des conditions nouvelles à réaliser, des raisons de continuer. C’est le sens.

« Il n’y a aucune méthode, mais s’il y en avait une, ce serait de répéter le mantra : pas d’espoir, pas d’aide, et pas de sens»

«La personne ne pourra jamais sortir de prison précisément parce que la prison découle du sens qu’il existe une personne séparée»

La réalisation de soi, c’est la déréalisation de soi (ou inversement)

Le je peut faire des milliers de choses utiles, agréables, mais il ne peut pas se suicider, se liberer de lui-même et de tout ce qui lui est associé : responsabilité, culpabilité, histoire, attributs, savoirs, problèmes, espoirs, dépendance, souffrances,  etc….

«L’idée qu’une personne illusoire puisse, elle-même, réussir à voir qu’elle n’est pas réelle, est complètement absurde»

Choisir ou l’occasion pour le « je » d’exister, de s’exprimer :

« La sensation que le choix existe sera présente tant qu’il y aura une personne»

« La Libération, c’est être libre du fardeau d’être une personne qui apparemment doit choisir, prendre des décisions ; des choix et décisions qui auront des conséquences. Quel magnifique soulagement de voir qu’il n’y a pas de choix, pas de personne, pas de séparation»

Où se trouve le point d’accroche dans la croyance, quel est l’élément précis auquel nous sommes attachés, nul ne sait. Sinon, il n’y aurait plus de croyance ou de dépendance. Toujours est-il que la croyance implique un croyant, l’attachement implique quelqu’un qui s’attache. Ce croyant, ce quelqu’un est très occupé, très investi dans sa croyance ou son attachement. Il y investit beaucoup de lui-même , de son énergie. Lâcher tout cela, c’est donc en même temps se relâcher et avoir une chance de se décrocher :

«Voir que rien n’a de sens, tend à produire un changement total de perspective. Ce n’est pas une chose déprimante, c’est voir simplement que toute signification n’est qu’une histoire du mental de la personne»

«Toutes les histoires qui étaient attachées à cette vie particulière s’écroulent immédiatement , car soudainement, il n’y a plus personne pour se sentir concerné»

« La libération est la fin de la recherche et la fin de la notion de sens»

De la même manière que le penseur ne coïncide plus avec l’objet-soi de la pensée quand nous ne nous prenons plus pour le penseur, (voir Jeff FOSTER) l’executant d’une action ou le décideur apparent peut ne plus coïncider avec l’auteur quand nous ne nous prenons plus pour celui-ci.

« Une fois qu’il est vu que je ne suis rien, il est aussi vu que toute expérience se produit seulement pour une personne apparente, et retombe ensuite dans l’Un sans que cela n’ait aucun sens»

Personne ne choisit ou je est déserté.

« Quel magnifique soulagement de voir qu’il n’y a pas de choix, pas de personne, pas de séparation»

Il n’y a rien d’autre que ce qui est, tel que cela apparaît. (Pas de sens caché, d’arrière-monde, de potentialité, de degrés, de destin etc) Les choses sont libres d’être ce qu’elles sont.

« La conscience n’a pas d’autre localisation que : partout. Il n’y a que la Libération»

« La Libération est ce qui reste quand le soi a disparu. Mais le soi est simplement la libération qui apparaît en tant que soi. La Libération est ce qui est pendant que vous cherchez la Libération »


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