LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

13 avril, 2018

PROBLEMES STRUCTURELS

Classé dans : Societe — inconnaissance @ 15:16

Qui n’a pas constaté qu’un organisme ou une profession qui était prévu au départ pour rendre tel ou tel service à la population finissait pas perdre de vue sa mission, sa raison d’être pour satisfaire des objectifs internes, obéir à des raisons internes et des intérêts internes. .

On trouve toutes sortes de structures sociales : des conseils, des comités, des partis, des entreprises, des organismes, des associations, des bureaux, des institutions, des ministères, des fondations etc Toutes ont pour objectif prioritaire leur propre maintien et leur propre prospérité.

Le bien de l’organisme, de ses membres importants, de son rôle, de ses objectifs, de ses avantages passe avant tout.  

Rien d’étonnant, c’est logique.  

La société, type d’organisation d’une communauté humaine destiné en principe à servir au mieux les intérêts de cette communauté, a fini par perdre de vue sa véritable légitimité. La cause a changé. Quelle est donc la cause de la société ? La société ne pense qu’à soi ne sert que soi, n’a que soi en vue . Il en est ainsi puisqu’elle concentre tous les biens, toute la vérité. Elle n’accepte pas d’être remise en cause par quiconque au nom d’un bien qui lui échapperait ou qu’elle ne représenterait pas. Elle représente et prétend défendre toutes les valeurs et ces valeurs sont à elles-mêmes leur propre cause, leur propre but, le reste est secondaire. Le reste, ce sont les individus.

L’Etat sert l’intérêt supérieur de l’Etat qui passe avant tout. Les institutions servent les intérêts supérieurs des institutions qui passent avant tout. Les administrations servent les intérêts supérieurs des administrations. La raison supérieure, la raison qui prévaut c’est l’intérêt de la société ou de la collectivité. Toute la valeur est concentrée dans la structure. S’il y a un représentant officiel reconnu de cette structure, c’est lui qui en est le dépositaire. C’est l’ego dans toute sa majesté. Rien ni personne ne peut lui faire le moindre affront. On a fait des guerres pour cela, pour sauvegarder la prestance, l’image de cette personne, pour qu’elle conserve son inestimable valeur. Je ne sais pas si le plaisir mène le monde, mais ce qui est sûr, c’est que l’ego mène les puissants.

Ce qui est vrai pour la société va être vrai également pour les mini-sociétés légales, ou structures sociales reconnues, habilitées, subventionnées. Elles en sont des émanations plus ou moins fidèles. Elles aussi sont au-dessus du commun des mortels, elles aussi servent d’abord elles-mêmes. On voit bien : les structures sociales de toutes sortes, les organismes de toutes sortes, ont comme principal objectif de durer, et de servir leurs intérêts. Ils copient, suivent l’auguste modèle, le reproduisent.  L’intérêt général est une idée déconnectée de la réalité mais obéissant à un système de pensée ou l’idéologie d’une élite. On la concocte pour vous. La démocratie n’a jamais réussi à casser cela, à s’implanter véritablement. Elle a pris l’eau de partout. Elle s’est dénaturée, vendue, reniée. Elle a échoué comme le communisme.  Cela se voit moins parce que ce n’est ni un système économique, ni un régime politique. C’est la société qui n’est pas démocratique. Par société ici j’entends l’ensemble des structures et fonctions sociales (voir article précédent) selon le droit qui sont comme le squelette d’une communauté.  

Or la société a des problèmes, beaucoup de problèmes ; Les problèmes structurels pullulent. Tout ce qui est structure a des problèmes. Tout ce qui est structure a besoin de réparation, de correction, de consolidation. C’est même ce qui l’occupe surtout. On est assailli de messages qui viennent de partout : des institutions, des structures sociales et professionnelles, des médias, des politiques, des représentants des différentes branches d’activité. Ces messages sont très souvent des demandes, des appels, des prescriptions, des exhortations, des jugements. Qu’est-ce qui n’exprime pas une plainte, un idéal, un jugement de valeur ? Quand n’êtes-vous pas interpellé d’une façon claire ou implicite ? Venez vite, les résultats ne sont pas au rendez-vous.Les conséquences des politiques antérieures sont désastreuses. Il faut faire quelque chose.  

On peut cependant se demander : qui veut, qui demande , qui désire, qui insiste ? Ce sont des organisations, des conventions, des fonctions sociales, des institutions, des branches d’activité en tant que telles, luttant pour leur survie ou pour leurs intérêts, pas des individus. Et quel but, quel objectif nous demande-t-on de servir ? Ceux de ces structures. (ah faut pas qu’un journal, qu’une branche professionnelle, qu’un conseil, qu’une administration, qu’une banque, qu’un ministère meurent. Ou étaient-ils quand la population se plaignait, quand la population critiquait, réclamait ? Nulle part. Ils obéissaient aux ordres)

Réparer, soutenir, corriger, consolider ces structures qui font appel à nous. On passe sa vie, non pas à rendre service à des individus, mais à travailler pour des structures dont le principal souci est leur propre intérêt. Travailler pour elles, payer pour elles ou se démener pour elles (partis, associations professions etc) . Les individus sont tellement bien conditionnés que leur vie se passe à servir ces structures. La société est au service d’elle-même, les individus sont au service de la société. Et pourtant, cela ne s’arrange pas.

Ce sont d’ailleurs toujours des catégories sociales qui ont des problèmes, mais ces catégories et leurs problèmes ne sont pris en compte et ne donnent lieu à des mesures que si ces catégories sont représentées par des organismes ou des structures reconnus. Et ce qui est fait profite davantage aux organismes et structures ainsi constitués qu’aux individus.

Mais il est vrai que les structures se cachent bien derrière les bonnes intentions générales, tout un tas de jolis mots. Si sur France culte on lit : « armes chimiques, villes assiégées, bombardements : quelles limites impose le droit international ? « on va vite arriver à la mise en valeur de certains organismes (pétris de bonnes intentions. Les droits de l’homme, les droits de l’homme) et à l’interpellation du public.  

Toute structure humaine acquiert automatiquement une respectabilité du seul fait que c’est une mini-société. Tout ce qui est collectif est infiniment au-dessus de ce qui est individuel. Par principe. Par nature. L’individu est responsable de tout ce qui le concerne et plus, la structure n’est responsable de rien. Si faute il y a, c’est le fait de certains individus qui la composent.  

Vous êtes coupables de ne pas être Dieu ! Si ! Vous êtes coupables de ne pas avoir pu empêcher les catastrophes humanitaires et de n’avoir pas su corriger la mentalité des chefs d’Etat ou de ceux qui ont le pouvoir de changer les structures sociales, la société, de ceux qui, depuis que le monde est monde, ont toujours été la cause de tous les désastres parce qu’ils sont pires que les autres. Vous êtes coupables des suites de décisions que nous n’avez pas prises et que vous ne pouviez pas prendre. Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa. . Vous êtes coupables de ne pas assez aimer tous azimut. Vous êtes coupables de ne pas avoir changé le monde, la nature humaine, de ne pas avoir sauvé le monde. Cela fait des milliers d’années que l’on croit qu’avec de bons principes, de bons sentiments et de bonnes intentions, on va mettre de l’ordre dans le monde et changer les méchants en gentils. La preuve devrait être faite qu’on ne change pas la nature des hommes de cette manière. Ce qui se passe ici ou là est surtout la conséquence d’un système. Le système religieux produit cela, le système fasciste produit cela, le système libéral produit cela, le système communiste produit cela, le système capitaliste produit cela . Les acteurs, surtout dépendants des opinions, des forces en présence sont les produits d’un système, d’une structure, comme HITLER était le produit de son temps. Les dirigeants se succèdent et se ressemblent.

Mais on a dit qu’on ne disait pas de mal des structures de pensée et des structures sociales. Surtout pas des nôtres et même pas de celles des autres. Elles assurent la continuité, ça c’est sûr ! Mais la continuité de quoi ? On va vous dire que c’est de la culture, que ce sont des trésors de la civilisation. Pas touche ! Il faut personnaliser. C’est le vilain X, c’est le diable, c’est Satan . Comme en 1789, tout était de la faute de ces abominables nobles alors que tout cela était l’aboutissement d’une longue histoire, d’un système global. Et on continue. On continue à s’en prendre à des personnes les tenant pour responsables de nos maux, refusant de considérer qu’ils sont le résultat de leurs gènes, de leur milieu, de leur éducation. Si on parlait du présent depuis le futur, en historien, on ne parlerait pas comme cela. Il faut sauver l’idée de responsabilité ou de libre-arbitre à tout prix. Il faut continuer à rêver, à idéaliser. Notre Occident repose dessus. Tout cela, c’est de la croyance, de la naïveté, du romantisme. Réciproquement, on nous fait croire que le volonté et les bonnes intentions peuvent tout. Si ce n’était plus le cas, on serait obligé d’admettre que celui qui est le produit d’une histoire et d’un système ne représente que lui-même : son histoire et sa conception du système. (ex la social-démocratie à la HOLLANDE ah ah ah) 

Convertissez-vous à l’altruisme, le bal des faux-culs ne fait jamais relâche. 

Comme dans l’exemple de France Culte, les valeurs et les morales mènent, si on remonte à leur source, à des structures qui ne disent pas leur nom mais dont elles se réclament. Se mettre au service de ces belles idées, c’est ne pas savoir que ces structures en retireront les fruits parce qu’elles sont à la manœuvre ou qu’elles tireront les profits de ces actions. Jamais on ne sera informé, jamais on ne connaîtra les intérêts et les tactiques en jeu, jamais on ne nous dira qui sera le vrai vainqueur, jamais on ne relèvera les contradictions, jamais on ne nous dira l’objectif qui était poursuivi ; Nous n’avons que de belles idées creuses à nous mettre sous la dent.

Alors comment peut-on accepter d’être utilisé et sacrifié par quelque chose qui nous tient en un tel mépris et qui se sert de nous sans scrupule. ? . On n’existe que si on les sert ou si on en fait partie, sinon, on n’existe pas. Le peuple n’existe pas, seules existent la société et ses structures. Alors, le libéralisme au niveau individuel, pour monsieur « Toutlemonde », et la grande purge des parasites, c’est pour quand ? Jamais, les parasites, c’est un cancer qui ne peut qu’enfler.  

.Des nouvelles de Shio OKUI : courtes pièces de CHOPIN https://youtu.be/rUpZvRKfdvk?t=408

 

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