LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

18 mars, 2009

Jeff FOSTER, 2

Classé dans : Jeff FOSTER — inconnaissance @ 13:51

Citations extraites de «  Une absence extraordinaire «  Edition Almora.

Ou l’idée d’être un je séparé, et la vie (de l’idée d’être un je séparé). Et c’est le pendant à l’idée d’une réalité des mots au sujet des hommes et à la vie (de l’idée d’une réalité des mots au sujet des hommes).

« Il semble que nous ne soyons pas capables de simplement nous reposer là, maintenant, de nous détendre complètement dans ce qui se passe «  C’est ce qui se passe. Là, maintenant. L’idée d’autre chose est présente, pressante. C’est ce qui est.

« A la base de toute cette recherche d’une vie entière, il y a la sensation d’être un individu séparé » (c’est le besoin d’amour, de contacts, de liens, d’entente, de plénitude etc) Pas de recherche sans séparation. La séparation justifie la recherche. L’individu est séparé de quelque chose . De quoi exactement ? ? ? ? Mais de toute façon, la séparation est la condition sine qua non de la recherche. Pas de séparation, pas de recherche, et pas de chercheur.

Pour l’instant :

«  C’est le sentiment profond de ne pas être chez soi, un sentiment qui s’est diffusé dans toutes les expériences « Sentiment d’exil. Perdu. En errance. Froid. etc « Ne pas savoir où on habite » comme on dit.

Avouez que c’est imparable comme piège : susciter un individu séparé puis le mener par les sentiments, les rêves d’union, les promesses d’amour, des valeurs etc

Alors le réflexe ordinaire est de vouloir retrouver le vrai, le réel, ce qui manque. Certains laissent entendre qu’ils ont peut-être, ou sûrement, la solution. Ils sont spéciaux. Ils enseignent. Alors il y a de quoi s’étonner, voire être déçu, si on nous dit :

«  Je n’ai rien que vous n’ayez pas «  Aucune raison d’admirer ou de vouloir être comme lui. La question n’est pas du tout de prendre quelqu’un pour modèle. ? ? ?

« Dans le rêve, rien n’est à changer «  Le rêve n’est qu’un rêve et il serait absurde de vouloir changer le personnage du rêve ou de compter sur lui pour sortir du rêve. Il est le rêve.

Par conséquent :

«  Ce livre n’a pas pour but de résoudre vos problèmes. Ils appartiennent au rêve. C’est un personnage du rêve qui essaye de résoudre les problèmes du rêve » Ce sont les problèmes rêvés d’un personnage rêvé. Ce sont les problèmes générés par l’idée d’une réalité rêvée des mots définissant un autre soi rêvé.

«  Le personnage et le monde du personnage sont inséparables. Dès que vous avez un personnage, (dont on adopte le point de vue ndr) vous avez immédiatement un monde dans lequel il fonctionne (il faut de la cohérence à tous les niveaux : niveau de réalité, forme etc ndr) dans lequel ce personnage vit, respire et se voit. »

C’est la raison pour laquelle, dans ce monde du rêve sur lequel le personnage du rêve ne peut pas véritablement agir, ou qu’il ne peut pas changer pour un autre :

«  Tout ce qui s’est jamais passé dans votre vie à toujours été totalement approprié. Chaque chose est apparue pour rencontrer le personnage, exactement là où il était. (Y compris les tentatives de changement ndr). Bien sûr, qu’il en fut ainsi : tout ce qui est jamais apparu a toujours été une projection de vous-même. »

Le changement envisagé fait partie du rêve.
«  Le monde nous avait dit que nous étions une petite personne, un moi séparé qui devait travailler, réussir, devenir quelqu’un et nous l’avons cru. Dans notre innocence, nous avons tout accepté. A cette époque-là, nous ne savions pas mieux. Maintenant, nous pouvons grandir, nous pouvons mûrir. Nous pouvons voir ceci pour ce qu’il est : le miracle qui se présente juste devant nos yeux »

«  Je pensais que je devais dépasser ce désespoir avant de pouvoir m’éveiller (s’occuper de soi, quoi, pour être digne, méritant ndr). Ce qui a été vu, c’est que c’était déjà présent, là, au sein de ce que je croyais être ma vie, au centre même de ce désespoir. Il a été vu que ce n’était pas du tout ma vie, et que quoi qu’il se passe, il y avait là une liberté qui ne pouvait disparaître, car ce n’était pas quelque chose que je possédais. C’était quelque chose qui était simplement là et qui n’avait rien à voir avec moi » Toute idée au sujet de la non-séparation est fausse, c’est celle d’un je. Je est la séparation. Je n’est pas libre du tout. Cette liberté n’a rien à voir avec un concept et son connaisseur. Il n’y a personne pour être libre.

On cherche la non-séparation, l’Un… » Vous ne l’avez, en fait, jamais quitté. L’Un est tout ce qui est » y compris le sentiment de séparation, y compris la recherche. Qui est séparé de cela ? Tout cela c’est la Vie, y compris le rêveur. On se rêve séparé et ce que l’on cherche, c’est la non-séparation, l’Un, définis par des mots. C’est le chercheur de cela, de cette histoire, qui se croit séparé. Car on voit bien que dès que se lève la question de ce que l’on est ou comment on est, une réponse ou un sens à la vie, dans une pensée, est présent.

« Vous ne vous libérerez jamais de la recherche, vous êtes la recherche »

C’est justement «  dans la tentative de posséder « la non-séparation, dans l’idée qu’elle est à saisir, qu’on la perd. » On ne chercherait pas quelque chose que l’on ne croirait pas réel. L’idée de réel (un être réel contenu dans un mot) séparé suscite la recherche.

Comme l’écrivait Liza HYDE, « chercher, c’est juste une façon comme une autre de garder le masque derrière lequel je me cache de ce que je suis »

En fait :

«  La vie que vous essayez de comprendre est identique au vous qui essaye de comprendre » et non identique à l’être ou à la vie contenu dans le mot.

Beaucoup d’enseignants nous proposent de faire ceci ou cela, d’être comme ci ou comme ça, d’adopter telle approche ou telle pratique etc Cela sous-entend quelqu’un pour le faire qui soit séparé de ce dont il s’agit.

«  Ce que je suggère ici, c’est qu’il n’y a que ce qui se passe, et personne qui puisse faire attention, permettre ou être en paix avec ce qui arrive (pratiques, chemins, enseignements, voie, expériences, mais pour qui ?). Cela aurait sous-entendu une séparation d’avec ce qui arrive, c’est l’illusion première, qui tombe avec la libération. (Même le personnage du rêve n’est ni indépendant, ni libre, ni séparé du rêve. A part cela, il n’y a personne. ndr.). Il n’y a que les visions, les sons et les odeurs actuels, mais personne qui puisse être présent ou non «

Symptomatique :

«  Je suis éveillé et vous ne l’êtes pas…pour dire cela, il faut qu’il existe encore un point de référence, un moi (auquel on croit, auquel on est identifié ndr) qui se compare à vous. Et un concept d’éveil auquel on croit. «  Je (référence à moi) suis éveillé. Dans ce sens, c’est une contradiction.

La prétendue réalité des mots ou la tendance à croire qu’il y a quelque chose de précieux, de vrai, pour soi, dans les mots :

« Prenez garde, le mental transformera chaque point de ce livre en un nouvel objectif. Il n’y a personne ? Voilà ce que je veux ! La fin de la recherche ? C’est ce que je veux ! Si vous n’êtes pas attentif (ou détaché des mots ndr) vous pourriez commencer à me croire lorsque je dis par exemple : « Je ne suis pas là ». (C’est quelque chose, du sens, une connaissance, un acquis, quelque chose à retenir pour le chercheur ndr) Ce n’est pas un concept qu’il vous faut absorber. C’est un ensemble de mots qui essaye de pointer vers quelque chose qui se situe complètement au-delà des mots. Une fois transformés en croyance, en concept, ces mots ne sont plus vrais (en tant que tels, il n’ont jamais été vrais ndr) »

«  Lorsque je dis maintenant : « il n’y a rien que vous puissiez faire pour obtenir ceci » dès que cette indication se transforme en croyance, il est clairement vu qu’elle perd toute validité (croire, c’est croire en l’existence et en la valeur de ces mots ndr)….La croyance est le problème. Dès qu’elle est formée, la stagnation commence. C’est une personne avec une croyance. C’est ma croyance contre la vôtre, et c’est sans fin »

Ainsi que le dit le vieux Tcheng : «  il n’y a pas de secret de l’esprit originel »

Jamais il ne faut confondre Jeff avec l’idée que l’on se fait de l’auteur des mots et phrases que l’on comprend. Il n’est pas ces mots, que ces mots soient ceux que l’on comprend ou ceux qu’il exprime. En la matière, il ne peut y avoir de conscience ou connaissance que rêvée. « dès l’instant que j’en parle, j’en fait quelque chose du monde du rêve, quelque chose auquel le chercheur peut s’accrocher et tenter de comprendre «  Représentation des choses, représentation de celui qui parle, représentation de la réalité de référence incluse dans la représentation du mot et particulière à soi.

Nous avions, jusqu’ici, du fait de notre recherche, de notre quête, toujours vu le monde, les autres, nous-mêmes, chaque instant, chaque chose, comme un moyen en vue de la fin, jugeant le monde, les autres, nous-mêmes en fonction des raisons au service de la fin. (L’identification au soi idéal)

« La recherche a échoué, c’était obligatoire. Elle était construite sur une base erronée : l’existence de la personne »

«  Lorsque le point de référence du « je » tombe, vous ne pouvez plus rien dire sur vous-même. …Les mots sont utilisés mais on ne peut plus y croire «  Plus de croyance dans ce qu’ils renferment : un vrai référent ou une réalité.

Des pensées continuent d’apparaître, mais « il n’y a là plus personne qui les utilise pour construire une identité »

«  Faites donc ce que vous faites et laissez le monde dire ce qu’il veut à votre propos. Laissez-les vous crucifier si cela peut les aider à se sentir mieux. Ils ne crucifient, de toute façon, que leurs histoires sur vous, dans leur monde de rêve « Et de même, laissez les gens vous fixer un enjeu, vous attribuer une responsabilité, comme s’il y avait quelqu’un qui pouvait être responsable ou évalué par la réponse à l’enjeu. Ils ne jugent que leur propre idée de vous dans leur monde de rêve.

«  La vie se passe, mais elle ne se passe pour personne. Et lorsqu’il n’y a personne, personne ne peut être défensif, possessif ou même se vanter de sa propre compréhension ou expression, personne ne peut plus jamais croire en ses propres bêtises, s’inquiéter de ce que le monde pense ou ne pense pas de son propre message «

«  La vie est un mouvement unique, parfois bruyant, violent, parfois féroce, parfois doux, tendre, léger comme une plume, la vie rugit, parfois elle murmure, mais elle est toujours en mouvement (et c’est aussi le mouvement de la vie de l’idée d’une réalité des mots ndr). Au coeur de ce mouvement, pas d’origine, pas de point de référence, de centre, pas de coeur du tout si la vérité doit être dite, mais la vérité ne peut jamais être dite. Ces mots qui essayent de dire la vérité indicible font eux même partie de ce mouvement….la vie n’a pas de centre, car elle n’a pas de circonférence «

Pas de contours hormis les contours faux inventés par les représentations, donc pas de centre, donc pas de je. Juste une personne apparente selon l’expression de Richard SYLVESTER.

« la vie est déjà libérée. La vie est déjà libre du soi personnel, elle est déjà complètement libre d’être exactement ce qu’elle est, d’être parfaitement elle-même. En effet, elle est libre depuis le commencement. Elle n’a jamais été limitée, la recherche de la liberté a toujours été vaine »

« Toute retenue du passé est en permanence balayée par ce qui arrive «

« Vous êtes dans l’intimité complète de ce qui est. Ce qui est devient votre compagnon permanent. Il ne peut jamais vous quitter. C’est une histoire d’amour qui se poursuit toujours et vous ne pouvez plus jamais être seul « 
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