LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

17 mars, 2009

Jeff FOSTER

Classé dans : Jeff FOSTER — inconnaissance @ 13:12

La Vie sans centre .- Editions L’Originel

Conscience (malheureuse) de soi :

(ici : mes commentaires entre parenthèses)

«Regardez ce qui se passe. Dans le jeu de la vie, la pensée : j’ai besoin d’être éveillé (ou d’être un chef efficace, ou une bonne mère etc) apparaît, et cette pensée plaît, on lui donne de l’importance. (valeurs reconnues). Alors, vous, l’individu, ressentez un goût d’échec, n’est-ce pas ? Vous ressentez comme un manque (ne pas être comme il faut). Voici le secret : le problème n’est pas que vous n’êtes pas encore éveillé (ou pas conforme à l’image d’un chef efficace ou d’une bonne mère). Le problème – et ce n’est pas vraiment un problème – c’est que survient la croyance : j’ai besoin d’être éveillé ou je devrais être éveillé maintenant, et je ne le suis pas. «

Sans ce but, pas de problème. La conscience malheureuse de soi est la conscience du problème créé par la pensée, une pensée à laquelle on ne demande pas de comptes, à laquelle on adhère. Autrement dit : ce n’est pas la conscience de soi, c’est la conscience de la conséquence sur soi d’une pensée. Sans cette pensée, ce soi-là n’a pas de problème, il n’existe même pas.

Qu’est-ce que c’est que cette pensée : je devrais..etc : «Remarquez, cependant, que cet idéal mental apparaît dans la conscience. Ce n’est pas personnel. C’est comme un nuage qui passe.»

La conséquence de ce sentiment de manque est la recherche. Vouloir saisir, je-veux, recherche, c’est la vie, ou plutôt la prison du chercheur : la conscience de soi, soi.

«Aussi longtemps que le « je » peut faire quelque chose, sa continuité est assurée. Le « je » se maintiendra même en disant : eh bien puisqu’il n’y a rien que je puisse faire, je vais abandonner la recherche ! Et il essaiera désespérément de lâcher la recherche. Pendant ce temps, son existence est maintenue. : un individu (moi) essaie d’abandonner la recherche»

«Remarquez simplement : tout cela arrive. Peu importe ce que vous faites ou ne faites pas, tout arrive maintenant, spontanément. Alors surgit la question : qui en a le contrôle ? Je ne comprends pas. ! C’est là que le problème commence, c’est la recherche qui pointe son nez»

Où cherche-t-il ? Dans les mots, les enseignements, les conseils que des personnes auréolées de quelque savoir ou sagesse dispensent (c’est leur business à elles)

Créer, trouver un nouveau sens puisque le problème est venu d’un sens.  Croyance, bien partagée, bien encouragée, en une saisie possible.

«Et ayant nommé l’innommable Mystère des milliers et des milliers de fois, nous prenons ces noms pour la réalité. Et nous vivons suivant cette réalité, oubliant que les noms étaient arbitraires, et le pur produit du mental. Et les noms nous torturent, nous sommes pris au milieu des polarités, déchirés entre les opposés : bien et mal, amour et haine, juste et injuste, riche et pauvre, laid et beau, sacré et profane. Cette prison est entièrement de notre fait, mais nous ne le réalisons pas »

«Le mot : perfection est, comme tout mot, mort au moment où il est émis, alors que la réalité, cela, est vivante, vivante, vivante, changeant toujours, se transformant en permanence, toujours fraîche, toujours excitante ! «

« Les mots ne peuvent même pas rayer la surface des choses»

Nous sommes-nous déjà demandé ce que valait un mot, indépendamment de ce qu’il désigne ?

«Vous voyez, j’appelle cette chose là-bas un oiseau, mais en réalité, je n’ai aucune idée de ce que c’est…..C’est une expérience qui change avec chacun des moments qui passent, une expérience qui, de ce fait, ne peut être nommée»

Nous sommes-nous déjà demandé si les mots désignaient une réalité ?

«Mais regardez ! Un avion gronde dans le ciel, un oiseau pépie dans cet arbre, quelqu’un tousse, les fleurs ondulent gentiment sous la brise – et où pouvez-vous trouver un passé dans tout cela ? Où pouvez-vous trouver un futur ?

Mais nous avons vu que la personne qu’il s’agissait de libérer, celle suscitée et définie par la pensée d’une valeur, n’était qu’une création de cette pensée. Cette personne (la conscience de soi) ne peut pas se libérer, elle n’existe pas.

Autrement dit : personne ne se libère, il n’a jamais existe quelqu’un qui n’était pas libéré.

« Nous ne l’avons pas encore obtenue tout simplement parce qu’il n’y a rien à obtenir»

« La raison pour laquelle je dis : vous êtes déjà libre, vous êtes déjà libéré, est que déjà la pensée n’est pas personnelle, déjà, le soi est une illusion, dans le sens où ce n’est qu’une autre apparence dans la conscience»

« Le je est une construction de la pensée qui apparaît en cet instant, mais cet instant ne nécessite, lui, aucune construction consciente de la pensée. Ce moment ne requiert rien si ce n’est la présence»

Ce chercheur, issu de la conscience d’un soi illusoire, est justement le problème et non le moyen de la libération.

« La fin de la recherche est l’acceptation radicale de ce qui est. Et cette acceptation, cette vision n’est pas faite par vous « (Par le chercheur qui est le problème)

 » ce que lâcher est, vous ne le saurez jamais conceptuellement, ce qui revient à dire que vous ne le saurez jamais. Vous devez plonger pour savoir. Et encore, « vous », l’illusion première dans tout cela, ne pouvez plonger, car vous êtes une création de la pensée ».

Il arrivera peut-être que le pensé (objet de la pensée qui serait soi : pas assez efficace, pas encore libéré) ne coïncide plus avec le penseur, les pensées n’appartenant plus à personne, n’étant les pensées de personne :

«Ceci n’est pas pour dénier le fait qu’il existe bien, ici, une idée d’un Jeff, flottant dans la conscience, en tant que pensée. Mais c’est tout ce qu’il y a, ici. Il n’y a pas de Jeff (penseur) qui entretienne des pensées à propos de Jeff (celui de la pensée). Il n’y a, ici, que la pensée de Jeff, (dont je ne suis pas le penseur), que l’histoire qui passe» .

«Je ou moi-même ne constituent qu’une autre partie de la scène avec les visions, sons et odeurs présentes. Moi n’est qu’une apparence présente comme chaque autre chose : le bourdonnement de la circulation automobile, le pépiement des oiseaux, le battement de mon coeur ; simplement un autre objet d’expérience»

Tout est libération ou rien n’est non libéré puisque nous sommes la conscience impersonnelle ou à jamais libérée de tout ce qui semble non libéré. Pas besoin de sauveur :

« Mais cet individu, cette recherche, ce soi, ce je n’ont pas besoin d’être déniés. Ils apparaissent dans le jeu de la vie. C’est absolument magnifique. C’est ce qui se manifeste….pour personne.»

Personne ou le tout du présent :

«Déjà cela n’arrive pour personne, cela survient de nulle part. C’est, tout simplement. Toute question que vous pourriez poser impliquerait qu’il existe quelque chose de plus que cela, qu’il existe une complétude au-delà de cela . Mais il n’y a que cela»

« Il n’y a pas une chose qui ne soit à sa place, car si c’était le cas, qui le saurait ? Il n’y a rien à accomplir, car si c’était le cas, qui le ferait ?»

«nous ne sommes pas des personnes, mais nous sommes ce qui permet aux personnes d’être, nous sommes les conditions par lesquelles les gens peuvent se connaître eux-mêmes en tant que personnes»  …A suivre


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