LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

9 décembre, 2018

ON PENSE DONC ON SUIT

Classé dans : Despotisme — inconnaissance @ 14:02

Il y a beaucoup à parier que lorsque l’on ne connaît pas trop le but de sa vie, (ou si on ne sait pas ce qu’on aime personnellement) c’est que l’on fait comme tout le monde. On a les buts que l’on nous a inoculés, les buts que l’on nous a expliqué qu’il fallait avoir. Car le simple fait de se poser à soi-même la question rendrait difficile à supporter l’idée que l’on ne fait que suivre.  Le simple fait de se poser à soi-même la question implique que l’on part de soi, que se se réveille.

Mine de rien, ce serait considérable si on cessait d’avoir les buts qu’il est convenu d’avoir pour avoir les buts que l’on choisit soi-même ! On suit sans y penser, mais c’est la pensée conditionnée qui fait de nous des suiveurs. Qu’est-ce que telle belle idée, telle idéologie nous a jamais apporté réellement, concrètement, ? Si on ne sait pas, à tous les coups, c’est que ce n’était que conformisme. Et si ce n’est que du conformisme, l’intelligence, l’esprit critique se sont absentés.

Désirer ce qu’on nous demande de désirer. C’est ainsi que cela fonctionne depuis le début. On nous dit ce qui a de la valeur, ce qui doit être recherché, ce qui doit constituer un but. (Et on aurait tout aussi bien pu nous raconter autre chose) Cela devient nos buts dans la vie. Autrement dit, si comme le dit SPINOZA « Le désir est l’essence de l’homme » et si notre désir est en fait celui des autres, dans cette mesure, nous n’existons pas, pas comme homme.

Ce que l’on désire que nous désirions ce sont le plus souvent des choses immatérielles, abstraites, impalpables, mystérieuses, inaccessibles.

Tout se passe comme si les gens de notre époque étaient tourmentés par leur propre image, comme s’ils avaient un besoin terrible de faire des choses qui leur permettent d’avoir une bonne opinion d’eux-mêmes, comme s’ils étaient poursuivis par des remords ou des sentiments de culpabilité, comme s’ils étaient toujours en quête d’une réhabilitation, d’un pardon, de considération, comme s’ils se sentaient coupables ou responsables de toute ce qui cloche sur terre. C’est comme s’ils cherchaient dans quelque bonne action le droit de vivre.  Comment expliquer autrement qu’il suffit de leur proposer une bonne cause, de soutenir une bonne intention, pour les voir souscrire aussitôt des deux mains et donner le bon dieu sans confession à ceux qui ont su leur parler ainsi. Si on réfléchit bien, il y a là une crédulité et une naïveté extrêmes et elles ont de terribles conséquences.  . . (est-ce que c’est le résultats d’années et d’années de christianisme -l’esprit, oui, le corps, non – de socialisme – le social, le care – de tiers-mondisme – de comparaisons erronées – d’humanisme -égalité universelle etc culpabilisants )

Travailler à obtenir quelque chose qui soit utile à soi ou à quelqu’un d’autre, c’est normal. Mais embrasser automatiquement une bonne cause sans avoir réfléchi à ce qu’il en est,, s’en remettre complètement aux autres pour choisir les moyens de parvenir au but inscrit dans la cause, ce n’est pas raisonnable. Sait-on s’ils veulent vraiment l’atteindre ? Sait-on si les moyens qu’ils vont utiliser sont appropriés, justes, efficaces ? Non. C’est le cas avec cette célèbre lutte contre le réchauffement climatique. En fait c’est le cas avec tous les objectifs que les pouvoirs politiques nous proposent.

D’ailleurs la conscience ou la connaissance d’un but dépend énormément des moyens dont on dispose pour l’atteindre. On ne le choisit pas personnellement sans penser en même temps à ces moyens.

Solution. Avec les politiques, on ne sort jamais de la sphère morale, psychologique, philosophique (il faut bien que les journalistes puissent disserter sur les mots et les formules et faire des supputations à l’infini) on ne cesse jamais de considérer qu’ils ont une autorité qui doit s’imposer et ne jamais être remise en cause, on doit leur faire une totale confiance. Pour le contrôle, il y a de pseudo-représentants inefficaces.

Les buts, les objectifs, les causes des politiques ne sont jamais reliés ou couplés à des moyens clairs, des décisions précises . Parce que dans ce cas, on pourrait demander comment ils feront et on pourrait ne pas être d’accord. Tandis qu’on est toujours d’accord pour plus de paix, d’ordre, de bien-être, d’éducation, de modernité, d’uni, de liberté, de prospérité, de santé, d’action etc . Tout cela est immatériel, abstrait, impalpable, mystérieux, inaccessible . Les bons buts, ce sont les buts qui excluent que l’on se demande quels moyens seront utilisés. Les bons buts sont ceux qui satisfont le besoin puissant décrit au-dessus ( une bonne conscience) « Réconcilier l’homme et la nature «  dit Richard POWERS, sur FC. Qu’est-ce que l’homme, qu’est-ce que la nature. ? ? ? Alors si on souscrit à cette réconciliation, on ne sait pas le moins du monde ce qu’on nous demandera pour ça.

Tout semble se passer comme si ce besoin de se rendre utile et d’être bon croissait, comme si on ne pouvait plus se passer de faire le bien, d’embrasser une bonne cause, de poursuivre un but louable. C‘est une obsession. Une soif inextinguible. Aux bonimenteurs il faut des nigauds. Et les nigauds sont méprisés.

On remarquera que souvent, le bien à faire, la bonne intention, le but louable, tout cela concerne la société .Ce sont les problèmes sociaux, les problèmes de certaines catégories de personnes, les problèmes de liens, de valeurs etc qui justifient cette mobilisation. Plus on peut donner une forme générale et abstraite, morale, philosophique au problème, et mieux c’est. Mais si problème moral ou philosophique il y a, c’est parce que l’on ne nous a pas laissés tranquilles, c’est parce qu’on a voulu établir des échelles de valeur dans les façons de penser.

Mais ainsi, on oublie les effets concrets et néfastes d’une politique sur la vie quotidienne des gens.

On remarquera aussi que si ces problèmes sociaux deviennent de plus en plus nombreux, la cause de la société devient, automatiquement, de plus en plus prégnante et le sort des individus de plus en plus accessoire. Et la politisation progresse. On sature.(les gilets jaunes sont très divers…tant mieux. C’est bon signe. Cela nous change des réclamations monolithiques parce que très idéologiques ou catégorielles) .

Je suggère même aux décideurs de faire des bêtises pour augmenter le nombre de problèmes. Cela nous donnera davantage d’occasions de nous dévouer. Et cela accroîtra encore l’importance de la société. Plus un malade est malade, et plus on s’active pour lui.

Les moyens. ? ! …Il faut verser de l’argent à ceux qui sont dans le besoin. D’accord, mais qui va payer  et qui sera exempté ? Et qui les met dans le besoin ? Il faut accueillir tous ces pauvres migrants. Qui va payer ? Qui sera exempté ? Qui les fait venir ? Il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre ? D’accord. Mais qui sont ceux qui en émettent le plus et d’où sont venues ces émissions ? Il faut rééduquer les casseurs. D’accord. Mais par quels moyens ? Et pourquoi existent-ils ?

Les moyens pour…ce sont des moyens financiers. Ah oui, l’esprit, l’idéal, le bon sentiment, la grande idée ne vivent pas d’amour et d’eau fraîche. Ils ne se suffisent pas d’un sourire ou d’une parole amicale.Tiens donc ! Le corps existe ?

Méfiance à l’égard de ceux qui manient ces bonnes causes ! Terriblement dangereux parce qu’un nombre de plus en plus important de gens ont compris le truc et nous invitent à épouser leur cause ou leur bonne intention. Ainsi, le monde est bien partagé,. Il y a les nigauds d’un côté et les malins de l’autre, les victimes d’un côté et les profiteurs de l’autre. Toute souffrance, de quelque nature qu’elle soit suscite notre pitié, et peut faire l’objet d’une cause.  Qui peut être contre ? Et les problèmes humains sont innombrables depuis que le monde est monde.

On peut avoir affaire à des gens qui ne proposent une cause que parce qu’elle leur permettra de s’enrichir (ah les fondations, les associations !) ou d’agir dans leur intérêt. Le but, la cause, la bonne intention, n’était qu’un prétexte, qu’un leurre pour obtenir notre adhésion. (tiens on va mettre l’argent des taxes écologiques sur les carburants dans le CICE ) Si il est inconditionnel. si on est assoiffé de faire le bien, on ne vérifie rien.

Quelle folie de confier à quelqu’un le soin de choisir les moyens pour parvenir à un objectif porteur, quand cette personne a le pouvoir de nous les imposer par la force et quand elle est sans scrupules au service d’une caste sans scrupules qui n’a en vue que ses intérêts  ! Pouvoir despotique + Conscience totale et aveugle + Sensibilité extrême aux bons sentiments = Catastrophe.

La démocratie est devenue une affaire de conditionnement de masse, de médias et de spectacle. De gros moyens sont mis en œuvre.

Cette idée d’un président intouchable, sacré, despote,

tabe

que les puissances financières et le système font élire parce que des études poussées d’opinion lui permettent de savoir quels thèmes, quelles aspirations (immatériels, inaccessibles, psychologiques, moraux) sont à l’ordre du jour et que des médias achetés soutiennent activement, n’est plus acceptable. L’élection s’apparente à un coup monté.. Oui, il faut vraiment faire de la politique autrement. Il faut un contrôle beaucoup plus démocratique.

https://www.youtube.com/watch?v=7rUyfaiZHVQ

Après s’être échauffé en se soumettant à une série de questions (polies) de la part d’élus locaux, MACRON va recevoir les corps intermédiaires (syndicats etc) qui étaient, bien sûr, au cœur de l’actualité et poussés par les gilets jaunes…On peut lui faire confiance…il n’a rien compris, sauf le fait qu’il faut qu’il batte un peu sa coulpe pour impressionner les nigauds.

C’est le moment pour les gilets jaunes d’être historiques ! (par contraste)

Histoire d’indiquer au passage, à l’intention de ZEMMOUR, que si je suis  » Gilet jaune » comme on dit maintenant, ce n’est pas HALLIDAY que j’écoute, et je ne dois pas être le seul. J’aime le populisme, pas le populaire (pas le foot, pas les chansons populaires, pas le cyclisme, pas les films d’AUDIARD ou les mélos, pas les feux d’artifice etc)

Mais que je suis bête, je n’avais pas compris que B.H.L. cela voulait dire : Bernard-Hanouna-Lhermitte.

Le macronisme : quelques mesures sociales en faveur de quelques catégories en souffrance, financées on ne sait comment, mais certainement pas par les amis de MACRON. Tout cela pour donner l’impression aux Français en général que les gilets jaunes ont globalement obtenu satisfaction. Sinon, aucun changement de cap, et aucun progrès démocratique. Les gilets jaunes devraient maintenant rentrer dans le rang, sinon, ça va sévir sérieusement. Ce sera l’épreuve de force. Et l’opinion publique risque de ne plus les soutenir. Très malin. Il ne faut pas que MACRON gagne la bataille de l’opinion. Mais quand on demande affection et considération, quand on a un cœur aussi tendre, on ne fait pas la révolution. C’est pas encore d’époque. 

La France est championne d’Europe :

des prélèvements obligatoires

des attentats

des grèves

du chômage

des conflits intercommunautaires ou interculturels (on réunit toutes les conditions pour ça)

des guerres ou conflits armés

de l’appauvrissement

et probablement de la décadence en matière économique, politique, éducative, culturelle.

Vive nos Présidents (vraiment les Rois, c’est pour cela qu’il ne faut pas y toucher, ils sont quasi sacrés), vive l’UE

La commission européenne n’est pas contente et le fait savoir par MOSCOVICI. Qu’ils viennent faire leurs remontrances en face, en France, devant les concernés. (L’UE, comme si quelqu’un était en possession de votre portefeuille, de votre compte en banque. Vous dépendez entièrement de lui.  Vous avez peur de lui. Vous faites tout ce qu’il vous demande. Vous ne pouvez même pas lui vouloir du mal)

23 un chiffre à retenir (ou quel sens donner aux intervalles, au mouvement qui porte l’adagio)  : 

https://youtu.be/ZlZShqHVfE0?t=702

12345...174

CGT-Energie Anjou 49 |
Bella et le syndrôme " BALBOA" |
Jeunes dans la ville |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Pensée..!?
| targuist
| Gabon, Environnement, Touri...