LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

1 janvier, 2019

TOUT EST BIEN QUI FINIT MAL

Classé dans : Desir — inconnaissance @ 16:11

Les marxistes pensent que le mouvement des gilets jaunes confirme leur analyse marxiste

Les libertaires pensent que le mouvement des gilets jaunes confirme leur analyse libertaire.

Les patriotes pensent que le mouvement des gilets jaunes confirme leur analyse patriote

Les socialistes pensent que le mouvement des gilets jaunes confirme leur analyse socialiste

Les anti-antisémites pensent que le mouvement des gilets jaunes confirme la montée de l’antisémitisme

Les anti-xénophobes pensent que le mouvement des gilets jaunes confirme la montée de la xénophobie.

Les anti-homophobes pensent que le mouvement des gilets jaune est travaillé par l’homophobie etc

C’est le succès, le progrès de l’idéologie de chacun qui compte. Les gilets jaunes n’ont pas d’importance. Les idées comptent infiniment plus que les individus. Et si cela ne cadre pas avec l’idéologie, alors le mouvement n’a pas de sens. Je suis intelligent, puisque je suis douanier racontait Fernand RAYNAUD

Mais si on pouvait démontrer que les gilets jaunes sont marxistes ou libertaires ou patriotes, ou socialistes ou antisémites ou xénophobes, ou homophobes ou si on pouvait les attirer dans un de ces groupes, tous les autres groupes seraient contents. Ils pourraient les cataloguer définitivement. Hélas, ils semblent satisfaits du fait que si telle opinion, tel sentiment existent, pas question de dire qu’ils n’existent pas ou qu’ils n’ont pas le droit d’exister. Il semble bien qu’ils soient encore au service des hommes, en chair et en os, tels qu’ils sont, pas au service d’un système de pensée, d’une création de l’esprit.

Donc les idées passent avant tout. (le plus malin, c’est de les cacher tout en en faisant la promotion) C’est normal, c’est toujours comme ça. On a des idées sur tout. Et on réagit en fonction des idées que l’on a sur chaque chose, chaque sujet, chaque objet, chaque comportement, chaque catégorie sociale, chaque parti, chaque personne etc de telle sorte que l’on ait raison. . C’est pour cela que la pensée est destructrice. Tout ce qui ne lui plaît pas doit disparaître, que cela vienne de l’intérieur de soi ou que cela apparaisse dans le monde. .

La violence ne doit pas exister, sauf quand elle est commise ou commandée par l’Etat . La haine ne doit pas exister, sauf quand il s’agit de haïr les ennemis de sa propre cause.

De la même manière, il y a certainement des moments (souvent très courts) où l’on balance entre écouter son propre désir, sa propre vérité du moment, et se rallier aux pensées qui prétendent savoir, qui prétendent faire autorité, qui prétendent être partagées par tout le monde, qui se présentent comme des solutions, comme ce qu’il est convenu de faire. Et la plupart du temps sans doute, on choisit cette seconde solution. Plus facile, plus tranquillisante, plus habituelle.

Et quand on choisit la seconde solution, quelque raison que l’on donne, quelque argument que l’on trouve, quelque connaissance que l’on allègue , on veut surtout que ce soit partagé. Et le but du jeu consiste à essayer d’étayer cette raison, cet argument, cette connaissance censées s’imposer en allant chercher d’autres raisons, arguments, connaissances qui seraient partagés. Les opinions censées être partagées cachent souvent en leur sein, si on les asticote un peu, des jugements d’autorité. Quelle autorité ? D’où cela vient-il ? Mystère.

Il faut sauver la demande qui s’impose à nous.

Stade 1 : ils ne savent pas ce qu’on veut.

Stade 2 : ils portent des jugements de valeur sur certaines choses

stade 3 : il s’agit de tout faire pour que ces jugements soient répétés, repris, commentés.

stade 4 : puisque ces jugements sont passés dans les mœurs, le désir qu’ils impliquent aussi

stade 5 : on peut faire comme si on avait ce désir ou cette demande et comme si on pouvait nous apprendre comment la satisfaire.

On est passé du stade 1 où ils désirent quelque chose à notre sujet, au stade 5 où on demande quelque chose qui nous a été fortement suggéré. Cela s’applique dans de nombreux domaines comme les objets de consommation)

L’EDF m’a par exemple conseillé de me donner à moi-même des objectifs de consommation . Est-ce que je leur ai demandé quelque chose ? Non. Est-ce que je leur ai dit que je voulais réduire ma consommation ? Non. Est-ce que je leur ai dit que je voulais contribuer à économiser l’énergie ? Non. Mais ils font comme si sur la base de la propagande intense qui sévit. 

« Le désir est l’essence de l’homme » disait SPINOZA. Voilà bien une des plus immorales formules qui puisse exister. Si c’était vrai, ce qui nous arrive nous réjouirait si c’est ce que l’on désire, et nous plongerait dans la peine si c’est ce que l’on ne désire pas, si c’est ce qu’on ne veut sous aucun prétexte.  Moralité, pour éprouver du plaisir, il suffit de désirer, autant que c’est dans nos moyens, et d’autant plus facilement que cela ne nous touche pas directement, tout ce qui arrive. Le bon SPINOZA n’avait pas encore compris que le désir n’était pas forcément le nôtre. Il n’avait pas encore compris que l’on pouvait se réjouir de la mort de certains ou de leur désastre si on avait embrassé le désir d’un groupe, d’un clan, d’une religion, d’un parti hostiles -très hostiles- à la façon de penser et de vivre de ces gens. (XVIIe siècle, on peut comprendre) Tout est bien qui finit mal

Les polichinelles qui parlent dans le poste citent des valeurs, ce sont celles (pour les neuneus : la réforme, c’est maintenant)  qui inspireraient leurs désirs personnels et celles auxquelles on devrait souscrire pour ne pas déranger la poursuite de leurs désirs personnels.. Il n’y a plus qu’à faire deux colonnes. Colonne 1. Les valeurs qui les légitiment. Colonne 2 les valeurs que l’on n’a pas bien respectées. (Le contraire serait ahurissant. L’Etat, c’est le bien. L’Etat a raison. Même quand il est nuisible)

On nous inculque les désirs que l’on doit avoir, principalement, par le jugement. La satisfaction de ces désirs-là, c’est ce que certains sots appellent de l’individualisme.

Il y a donc de fortes chances pour que tous ceux qui soutiennent les gilets jaunes pour des raisons éthiques, politiques, idéologiques -et non parce qu’ils font confiance aux motivations et émotions qui les poussent – les quittent tôt ou tard parce qu’ils leur auront déplu. (de toute façon, tout contribue à l’histoire, à sa façon, à sa mesure, il n’y a rien qui doive être extrait pour je ne sais quel motif. Il n’y a donc pas de tabou)

Le pire, la catastrophe, la fin de tout, ce serait que l’on (les journalistes en tête) en vienne presque à glorifier des mots que le gouvernement aurait prononcés et qui auraient eu de l’effet. Vous vous rendez compte, des mots, et des mots de ces gens-là. (ils tiennent d’autant plus à ce que l’on se rende aux raisons morales invoquées que, eux, s’en sont complètement affranchis. C’est leur supériorité et leur pouvoir. Ils y tiennent. Sinon, c’est la catastrophe. Eux, n’ont pas vraiment de limites. Et le désordre, c’est leur privilège) ‘Ce ne sont pas des mots qu’il faut, ce sont des résultats. Des ré-sul-tats !  Le président n’est pas élu par l’UE pour être président de l’UE, il est élu par les Français pour être président de la France.

Les jugement exprimés (par tous ceux que l’on entend ou qu’on lit), répétés, repris, commentés, (monsieur APARLE a parlé, monsieur AECRIT a écrit) objets de dissertations, de jugements, etc passent bientôt pour être partagés, pour faire autorité. Or une chose qui a été jugée positivement ou négativement par tout le monde, devient un objet de désir ou de rejet pour tout le monde. On est écologiste si on a peur que le ciel nous tombe sur la tête. Comme les Français descendent – en partie- des Gaulois , ils sont parmi les plus écologistes de la terre . Ils sont prêts à tous les sacrifices pour sauver les populations lointaines. .

Ce qu’on appelle les valeurs, ce sont des désirs que l’on nous a inoculé. Le désir de l’autre est devenu notre désir. N’est-ce pas ainsi que le monde fonctionne. Entre le désir et la volonté, on ne s’y reconnaît plus. Je veux…mais cette volonté ( arrêter de fumer, maigrir, arrêter de se faire du souci, avoir telle ambition etc) n’est-elle pas celle de la société, des autres ? Beauf à tous les étages.

.On ne sait donc pas vivre sans porter de jugements sur tout.  Mais malheureusement, ce ne sont pas des jugements du genre de ceux qui justifient le dicton : «  des goûts et des couleurs on ne discute pas «  ce sont des jugements qui se voudraient objectifs, c’est à dire qui voudraient recueillir l’approbation de tout le monde ou convaincre tout le monde. On juge tout, y compris soi-même. Et il est bien difficile d’être heureux si on ne cesse pas de se juger soi-même.

https://francais.rt.com/magazines/interdit-d-interdire/57649-interdit-dinterdire-referendum-dinitiative-citoyenne-en-debat

Finalement qu’est-ce qu’un Président de la République aujourd’hui ? Essentiellement encore le détenteur de la force (armée, forces de l’ordre) et un petit pouvoir de domination et de nuisance. c’est tout. Sa parole ne vaut que sur ces bases.  En dehors de cela, il est ridicule. 

ONFRAY s’en prend très justement à la manipulation par l’image des médias. Et il est naturel que les gilets jaunes s’en prennent aux journalistes qui viennent faire, devant leur nez, leur sale boulot.

 

http://by-jipp.blogspot.com/2018/12/lanceurs-de-balles-de-defense-beauvau.html

Un peu d’amour : https://youtu.be/AKrO7lzx-nk?t=483

Divin MOZART

et :  https://www.youtube.com/watch?v=Cp-BUn0Asjc

What is a youth. Arrêt sur image à 2mn 33  :  https://youtu.be/QRybTY6hOI8?t=153

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