LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

21 août, 2018

MORAL COMING OUT

Classé dans : Christianisme — inconnaissance @ 14:23

Moral coming out, cela revient à comprendre que toutes les valeurs produites par la politique, la psychologie, la morale, la philosophie, la religion sont idéologiques dans la mesure où elles s’inscrivent dans un système de pensée arbitraire et où elles tirent leur légitimité de ce système. Arbitraire, cela ne veut pas dire que les raisonnements, la logique, dans ce système de pensée sont gratuits mais que le choix de ce système est arbitraire. Il n’est pas possible de prouver qu’on ne pouvait que choisir ce système, de prouver que ce système discrédite tous les autres. Bref, impossible de répondre à la question : pourquoi ce système ? en n’utilisant aucun des arguments qui font partie du système. Et même en admettant qu’un système de pensée se révèle toujours juste, pertinent, efficace – ce qui n’est jamais le cas, la preuve, l’état du mondequ’est-ce qui pourrait nous interdire d’en désirer un autre parce que les conséquences de celui-ci ne nous plaisent pas ? Rien puisqu’un système cohérent est un tout, il est clos sur lui-même. Il a ses limites. Ce qui veut dire qu’il y a un extérieur, et dans cet extérieur, autre chose est possible.

Le christianisme, est une bulle, l’islam aussi, tout système est une bulle . La bulle éclate quand elle grossit, elle disparaît à force de rapetisser. Un élément extérieur peut la faire exploser.

On peut imaginer tous les absolus que l’on veut, décréter Vérité éternelle, tous les Livres sacrés que l’on veut, il n’y a pas de Verbe, de Logos ou de pensée qui ne soit relatif. On ne peut définir un concept qu’en le rapportant à un concept plus fondamental. Ce concept plus fondamental a, lui aussi, besoin d’être défini à partir d’un concept plus fondamental etc C’est sans issue.Et on n’explique les mots d’une culture, qu’à l’aide d’autres mots de cette même culture. Tout le monde sait, au fond, que chacun prêche pour sa paroisse, même si certains se refusent à l’admettre et voudraient encore espérer que leur chapelle est la bonne ou font mine d’être certains qu’ils sont dans le vrai. Des intelligences extra-terrestres ? Pourquoi pas. Mais ce que personne ne sait, c’est comment elles ont évolué au fil du temps, comment se passerait la rencontre ?.

Vous payez pour que les médias et la presse existent (sinon ils disparaîtraient. Ce sont des parasites) pour qu’ils vous assènent leur idéologie et vous fassent la leçon ou vous invitent à leur culte.

Moral coming out, pour signifier que l’on peut préférer tel système de pensée, tel monde, telle conception de la vie parce qu’il nous satisfait, qu’il nous réussit, qu’on s’y trouve bien, mais qu’il est ridicule d’en faire une conviction qui nous amènerait à croire que notre système de pensée, quel qu’il soit, est le bon, le seul acceptable, la vérité. Dans cette optique, il n’y a plus de contrainte sur les autres car il faut une raison pour exercer une contrainte, et une raison qui inclut l’autre. Inutile de vouloir généraliser, c’est fichu d’avance. « Je pense donc je suis «  Il ne sait même pas de qui ou de quoi il parle. Il n’y a pas de mot juste pour désigner ce que l’on ne connaît pas. Les sciences pures font-elles autre chose que de désigner des grandeurs, des mesures ? Elles calculent, d’où l’efficacité des mathématiques. Tout est force, tout est mouvement. Connaît-on beaucoup de gens qui acceptent l’idée que leur conception de l’existence n’est valable que pour eux ? Non, chacun, si on creuse un peu, a ses certitudes dont il ne démordra pas.

Moral coming out. Acte 1 : sortir ouvertement d’une appartenance à un cadre de pensée établi.

Nos sens, notre sensibilité, nos perceptions, notre intelligence nous mettent en communication avec une personne présente. Mais nos rapports avec des gens absents que nous n’avons jamais rencontrés sont purement idéologiques. (allez voir ailleurs, si les autres sont comme vous êtes) Rien d’autre ne nous relie à eux. Ils ne sont que des concepts : êtres humains, compatriotes, étrangers, migrants, clandestins, frères etc de purs concepts qui ne correspondent à rien en dehors du sens prévu par un système de pensée, une culture donnée. On est donc libre de les utiliser ou pas.

Mais il suffit de penser avec ces concepts sans avoir de véritable connaissance-expérience, et cette pensée, tirée d’un discours ambiant, nous met en mouvement. comme une marionnette.

Il n’y a rien de moins spontané que notre comportement. Il est rare d’agir sans raison. On obéit plutôt aux directives contenues dans les pensées, on se soumet à des jugements de valeur préconçus.

Les gens de notre Europe – à part certains- après avoir baigné pendant deux millénaires dans le bain tiède mielleux et poisseux du christianisme, ne sont plus bons qu’à épier les sentiments de tout le monde pour s’assurer que la contrition, la communion, la commisération, la compassion, la componction, la contention, le convenu, le consensuel sont bien au rendez-vous . On se croirait dans un monastère.

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Ils font pareil avec les politiques. Ces grands nigauds lamentables voudraient que lors des drames, les politiques s’arrêtent de sourire, de vivre leur vie de politique. Ils voudraient qu’ils communient dans la douleur ou dans la joie. Ils voudraient qu’ils soient bouleversés pendant une réunion après avoir vu quelque chose d’attristant dans la rue. Ils voudraient qu’ils donnent leur démission quand leur fils se tue en voiture parce qu’ils sont HS. Ils voudraient que les tragédies humaines à l’étranger les empêchent de dormir . Ils voudraient que les politiques règlent les problèmes humains de tous les pays alors qu’ils se montrent assez incapables dans leur propre pays. Ils voudraient que les bons sentiments soient au pouvoir . Ils voudraient que ces politiques soient aussi fragiles, crédules qu’eux. Ils voudraient que les politiques soient vertueux, et ainsi il sera facile de les mener par le bout du nez en connaissant leurs priorités et leur talon d’Achille. Ils voudraient que les fariboles qu’on leur a racontées sur le pouvoir des bons sentiments soient vraies. Ils voudraient que leur morale convainc tout le monde. Ils voudraient que leurs sottes convictions triomphent. Tant qu’on aura des électeurs aussi bêtes, les politiques auront raison de les mépriser….Ils ne mettent pas en doute le système de pensée en fonction duquel ils jugent tout le monde. Cherche morale désespérément. Les réseaux sociaux et ses hordes s’y emploient activement.

Ils voudraient que les rapports entre dirigeants ne soient pas de purs rapports de force où le plus fort, le plus dur et le plus malin gagne. Le cœur, le cœur, le cœur.

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Qu’est-ce qu’un bon chef d’Etat, est-ce quelqu’un qui serre les mains des gens, qui rit quand tout le monde rit et pleure quand tout le monde pleure, qui répète qu’il écoute et comprend, qui fait de beaux discours bien-pensant et moralisateurs, qui commémore tout ce que les lobbys lui demandent de commémorer, qui est souriant et sympathique, ou quelqu’un qui obtient les résultats espérés ?

Que veulent-ils comme dirigeant politique, quelqu’un qui est comme eux, qui ne les choque jamais, ou quelqu’un qui resoud les problèmes qui se posent. Tous ces braves gens devraient savoir que les fortes personnalités ne sont pas comme tout le monde.

De quelles facultés, de quelles ressources, de quelle énergie prétend-on disposer si mille contraintes, surtout morales ou psychologiques, mille devoirs pèsent sur soi ?

Moral coming out Etape 2 Sortir de la morale chrétienne.

Si la croyance religieuse consistait simplement à imaginer une autre monde à grand renfort d’irrationnel, de surnaturel, de magie, de merveilleux, de façon à mettre ce monde-ci en perspective, ce ne serait pas grave.  Allez, on pourrait même ajouter quelques rites sans conséquences . Les hommes ont toujours aimé les rites. Non les problèmes et les drames commencent quand, en vertu ou au nom de cette croyance, on veut régenter la vie des gens, s’immiscer dans leur conscience. C’est ce qui se passe avec les religions instituées. Même si, dans une culture donnée, la croyance dans le surnaturel disparaît (pour le christianisme : paradis, enfer, anges, vierge-mère, résurrection, Dieu en 3 personnes, péché originel. Il vaut mieux d’ailleurs pour la crédibilité. Tout cela est assez ridicule ridicule ) l’important, c’est que la vie et la mentalité des gens soient toujours inspirées par cette religion et que ses représentants soient toujours dignes d’estime du seul fait de leur fonction. Quoi qu’ils fassent. . Une canaille, pourrie, vicieuse sera sauvée par la fonction qu’elle occupe si cette fonction est digne d’une grande estime.

Quel que soit le système de pensée qui prend naissance dans une telle culture (psychologique, politique, morale ) il s’inscrit dans ce schéma. Michel ONFRAY serait prêt à faire de Jésus un modèle à suivre, voire peut-être à se convertir à un christianisme en rapport, si c’était le pardon, la douceur, la compassion qui l’emportaient  Mais même une religion instituée basée sur ces vertus seraient totalitaire. Elle nous interdirait d’être autrement. Mais ceux qui sont convaincus de savoir quelle société il faudrait instaurer, sont aveugles à tous les défauts inhérents à ce type de société.

Or l’inconnaissance concernant ce que nous sommes, la vie, l’être, se reporte sur la société. La société ne sait pas nom plus ce qu’est une société, ce que vaut une société, ce qu’est la vie d’une société. Elle se compare aux autres sociétés pour porter des jugements sur tel et tel point, c’est tout. . Alors pour échapper à cette inconnaissance, elle a recourt à la croyance. C’est une idée fondamentale, supérieure, transcendante qui donne un sens à notre société, une idée qui doit beaucoup à la morale léguée par le christianisme. . C’est pourquoi société et religion sont unies pour le meilleur et pour le pire. Il n’y a pas d’exemple de société ou de civilisation véritablement, foncièrement athée. La religion propre à une société a non seulement pour but de faire rêver et patienter le populo, mais elle a aussi la charge de diriger les consciences et de régenter la vie quotidienne du populo. Quoi d’autre est capable de décrire ou de définir ce que doivent être la conception que les gens doivent se faire de l’homme – très important – du bien – très important -, des relations entre les gens -très important – , des relations entre les individus et l’ordre établi, ou les structures politiques ou économiques en place -très important. Pourquoi très important ? Parce que la pensée de tout cela nous déterminera grandement. Quoi d’autre que la morale transcendante et universelle apportée par notre religion ? Dieu s’est fait homme, pas un homme particulier, dans une culture donnée à une époque donnée, non. L‘essence Homme, l’Homme universel. Et l’homme étant ce qu’il est, il faut agir comme ci et comme ça.  C’est une croyance, ce n’est pas une connaissance.

Qu’est-ce que ça change intérieurement ou dans les rapports avec les pensées que l’on adore Dieu parce qu’il est bon, ou que l’on adore la bonté parce qu’elle est quasiment divine , que l’on adore Dieu parce qu’il est parfait ou que l’on adore la perfection parce qu’elle est quasiment divine, que l’on adore Dieu Homme ou l’Homme idéalisé ? . Le résultat est le même, c’est toujours la misère. On a enlevé la partie fantasmagorique, surnaturelle, Dieu, mais on est fidèle à sa volonté dans notre vie quotidienne.

« La religion humaine n’est que la dernière métamorphose de la religion chrétienne. » Elle sépare l’Être de moi-même et le place au-dessus de moi. L’Homme est l’essence qu’il faut adorer. « .De nouveau, le sujet est subordonné au prédicat, l’individu au général; de nouveau l’autorité est assurée à une idée et la base est posée d’une nouvelle religion «  (STIRNER)

Et si on arrêtait de chercher des solutions générales, des valeurs générales ? ! S’il n’était plus questions de raisons sous prétexte qu’elles impliquent beaucoup de monde, qu’elles sont connues de beaucoup de monde, qu’elles pourront être approuvées par beaucoup de monde et être bénéfiques à beaucoup de monde Tout est faux ou illusoire là-dedans. Si l’idée « les autres » (c’est à dire au fond l’Homme) disparaissait. Alors là… ! C’est le moral coming out. D’ailleurs  comme le christianisme dégénère  et pourrit, il n’y a pas de raisons que ses fidèles ne dégénèrent pas.

Si vous voulez avoir le sentiment soudain d’être compris, peut-être, en écoutant ceci : https://youtu.be/75Q9tc8wr8U?t=830    SVP Oubliez que c’est de la musique.

Le Rouge et le Vert  :  (je préférai à  « Le Rouge et le Noir » )    https://youtu.be/I90VWN8vlVQ?t=300

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