LES CHEMINS DE L'INCONNAISSANCE

12 juin, 2019

EMPATHIQUES EMPOTES

Classé dans : Empathie — inconnaissance @ 20:19

On les reconnaît facilement les culs-bénis et apparentés, les empathiques empotés, ils sont toujours prêts ou enclins à s’attendrir, à s’apitoyer, en toute occasion, toujours prêts ou enclins à s’enthousiasmer, à s’extasier, toujours prêts ou enclins à excuser, à pardonner ceux qui leur ressemblent, toujours prêts ou enclins à trouver tout intéressant, toujours prêts ou enclins à rendre service, à aider, à assister tout le monde, toujours prêts ou enclins à trouver de la beauté ou de l’intelligence partout, des qualités à n’importe qui ou n’importe quoi, des bonnes intentions à n’importe qui, pourvu qu’on ne heurte pas leur empathie. L’inconvénient, c’est que l’empathie ne fait pas bon ménage avec l’intelligence. Si l’intelligence est vive, acérée, aiguisée, alors non !. Si l’intelligence est critique, sceptique, alors non !. Si l’intelligence est intrusive, si elle creuse, alors non ! Tout le monde a vocation à être beau et gentil. Tout le monde est naturellement porté à adopter toutes les valeurs morales requises et si utiles.

La forme d’amour mielleux, baveux que l’on trouve dans l’empathie a deux défauts. Elle est aveugle elle aussi, et elle contient un désir – le désir d’aimer et d’être aimé – qu’il est très facile de reconnaître et de manipuler. Les politiques en font leurs délices, les meneurs d’hommes, les religions aussi. L’intelligence, ce n’est pas pour le peuple. C’est tout ce qui encourage, conforte, caresse, l’empathie qui est destiné au peuple. Les médias et certaines presses distribuent cela régulièrement. Les bons et les méchants.

L’empathique exerce son art tous azimut.

Il travaille pour tout un tas de volontés extérieures, pour la gloire de tout un tas d’abstractions, d’idées. Pour cela, il lui faut être à l’écoute de tous les besoins qui s’expriment, toujours prêt à servir. Qu’on lui fasse savoir ce qui cloche, ce qui est injuste, ce qui manque, ce qui dysfonctionne, ce qu’il faut, il est tout ouïe. Le plus comique, c’est qu’il ne se rend pas compte que le sens qu’il sert est bien plus éphémère que les choses matérielles.

On reconnaît l’empathique invétéré, c’est le plus prompt, le plus motivé pour se référer à des vérités établies,, pour s’autoriser de l’usage social, des valeurs communes quand il donne des conseils à autrui dans les relations courantes. C’est que c’est aussi comme cela qu’il fonctionne. Il ne se demande pas ce qu’il sait vraiment, ce qu’il veut vraiment, ce qu’il comprend d’autrui. Son souci du conformisme est sans limites. Les empathiques ne peuvent pas penser que si on dit un mot quelque peu significatif, on n’en a pas fait un système. Ils adorent le système. Ils vivent dedans. Ils ne conçoivent pas qu’il puisse exister quelque chose en dehors. S’ils sont tout empathiques à son égard. c’est parce qu’ils sont résignés, conformistes ou militants (faisant partie d’une catégorie sociale en vogue probablement)

L’empathique a des problèmes quand son empathie pour certains va à l’encontre de son empathie pour d’autres. Les soignants se plaignent d’être parfois malmenés par les patients. Ils ont pourtant tant fait pour plaire à tous ceux qui sont au-dessus, pour plaire à l’ordre établi, les patients qui en pâtissent devraient les comprendre. Comprendre leur empathie à l’égard de ceux qui les gouvernent. (Au fait, quelle est la raison d’être de leur profession? Qui les payent ? Leur corporation ? L’État ? Ils veulent le beurre et l’argent du beurre. Je ne les plaindrai pas. ) .

L’empathique passe donc sa vie à travailler pour tout ce qu’on voudra bien lui désigner comme important socialement. Sur France-Causes, (FC) ce mercredi 12 juin, il est question de démocraties africaines, de l’hôpital, des Hong-Kongais, des organisations internationales, d’universalité, mondialité, cosmopolitisme pour ne citer que cela. L’enjeu, le but, c’est le bien, la réussite, le succès, la gloire de tout ça. Toutes ces choses ont mis leur cause en elles-mêmes, Elles poursuivent leur propre but. (autrefois on disait : l’intérêt supérieur de….) Celui qui n’est ni empathique, ni altruiste ne voit pas pourquoi il dépenserait son temps, son énergie, son argent à aider ces causes à réussir .Au contraire, l’empathique s’empresse de s’informer, de s’imprégner, de s’attendrir, de se sensibiliser à ces causes. C’est pareil pour les vérités établies, pour l’usage social, pour les valeurs communes . Ces choses-là ne rendent aucun compte. Elles veulent juste le maximum de gloire à travers ceux qui les servent.

Ainsi va l’empathique. Il n’a pas compris que pour dominer les autres, on se sert de toutes ces raisons et causes supérieures qui s’imposent, en principe, à tout le monde. Le désir d’être conforme est un piège.

Si vous mettez tous vos œufs dans le panier de la société en espérant quelque chose en retour, vous ne saurez jamais où vous habitez. Les empathiques altruistes sont du genre à faire cela sans rien attendre en retour. Ils collent. C’est même à cela que l’on reconnaît l’empathique, il colle. Macron, par exemple est une excellente surface pour autocollants.

C’était le destin du mouton, du suiveur., de l’empathique, du Roi Dec..

L’existence de celui ou celle que nous sommes, n’a pas de sens. Et cette existence a été imposée. (autrefois, certains disaient Dieu m’a donné la vie (sans que je demande rien) il me l’a reprend (sans que je sache pourquoi)

Cette existence, telle qu’elle est (la vôtre propre par exemple) se présente à certains, pas à d’autres. Le fait que ce que l’on est, est imposé apparaît à certains, pas à d’autres. Le fait que ce que l’on est soit longtemps et toujours en partie inconnu apparaît à certains et pas à d’autres. Pour les derniers, l’existence se confond avec le sens qu’on leur a appris à lui donner. La société s’empare de celle-ci pour en faire son terrain de jeux.(amusants ces trous du cul de la pub ou de démarcheurs par téléphone qui sont totalement en confiance, comme si vous n’attendiez qu’eux) Ils lui font une totale confiance pour lui donner un sens.

 Il est difficile d’accepter l’idée que notre existence personnelle n’a pas de raison d’être. Alors on a inventé un Dieu personnel, une récompense personnelle. Mais ça bat de l’aile. On dirait que ça ne leur suffit pas aux prélats, il leur faut ajouter d’autres plaisirs très personnels. Un tiens, vaut mieux que deux tu l’auras dit le proverbe. Heureusement, on ne se pose pas certaines questions.

Par exemple : qui voulez-vous dans ces conditions qui donne un sens à votre existence personnelle, c’est à dire au fait que vous, tel que vous êtes, existez ? Sérieusement. Parce que de toute façon, on ne fera jamais que l’existence de l’autre , tel qu’il est, ait un sens.

Le plaisir se justifiant de lui-même à l’instant où il est ressenti, soit on le cueille quand il arrive et c’est tout. (carpe diem) soit on cherche à le penser pour le prolonger, le renouveler, le justifier, en faire un système. C’est ce que la société nous propose.

Suivons l’empathique altruiste dans ses tribulations. Il y a déjà comme une bizarrerie de penser que sa propre disparition n’aurait aucune importance, mais que celle des autres en aurait. C’est absurde. Et puis vous avez dû remarquer que les problèmes humains étaient des marchandises très fragiles qui ne supportaient pas les voyages. Que vous preniez connaissance – semble-t-il – de ceux des autres, que vous les conceviez, et ces problèmes n’ont de sens que dans le cadre de votre personne. Ceux que les autres ont n’ont pas grand-chose à voir avec ceux que vous leur prêtez.

Le sens de la vie que propose la société à ceux qui se fient à elle est un poison. Il n’y a pas de raison de se gêner avec des gens qui tiennent vraiment à donner un sens à la vie et qui attendent tout de la société. Ce que ces gens ne comprennent pas sur le coup, c’est que ce sens appartiendra à la société qui le gérera à sa guise. En fait, elle ne cesse de corriger, de modifier ce sens, si bien qu’il est constamment remis en cause Et tout cela pour se sacrifier toujours davantage. Les fonctions sociales, les professions sous contrôle de l’État sont des exemples plus concrets de ce qu’elle est. Quid de l’individu quand il a affaire à ces fonctions ? Dans quelle mesure a-t-il encore le droit de vouloir et de choisir ? Quant à ceux qui vivent pour eux-mêmes, pour leur propre intérêt, selon leur propre idée, elle ne les aime pas, elle les tracassera, les taxera autant que possible jusqu’à ce qu’ils deviennent, éventuellement, assez importants pour qu’elle en prenne un peu soin.

Quand ou si la société prend en compte les intérêts des individus, les individus peuvent avoir des relations avec elle. Si la nature ultime de la société est délibérément hostile à tout ce qui est individuel, il n’y a rien à espérer, attendre d’elle, quoi qu’on fasse, quoi qu’on réussisse. Elle ne respecte alors que le pouvoir.. C’est ainsi, c’est la négation absolue des béatitudes : le pire des salauds réussira très bien, ira très loin, s’il est très intelligent.

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