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3 février, 2019

EXISTER, CELA EXISTE ?

Classé dans : Exister — inconnaissance @ 16:32

Par les temps qui courent où les manipulations génétiques sont en plein essor, où les modifications, greffes, transplantations, substitutions, ajouts, appareillages sur les corps humains se multiplient, où les ordinateurs accomplissent de plus en plus des tâches qui étaient notre apanage, où notre personnalité et notre vie privée ne semblent pas échapper aux pouvoirs, où la société est en voie de décomposition, où le mixage ethnique à marche forcée peut nous faire craindre d’être relégués, éliminés, (peut-être d’ailleurs à la suite d’un scénario catastrophe très violent) il y a lieu de s’interroger, d’avoir des doutes sur notre identité, notre futur, notre nature.

Si sa propre existence dépend ou se déduit de quelque chose dont l’existence n’est pas garantie, évidente, sa propre existence n’est pas garantie ou évidente. Or, la conscience de soi n’est-elle pas conscience d’un tel procès ? N’y-t-il pas fracture entre un processus de pensée et un objet de pensée (je me, qui je, en moi, qui ? moi?) sans que l’on puisse savoir comment on peut être les deux, ou lequel on est. Sa propre existence devrait être si évidente qu’elle ne devrait pas avoir besoin d’être le fruit, l’aboutissement d’un processus mental. Une sorte de coïncidence immédiate qui serait en amont de tout. .Comment fait-on pour exister si cela dépend d ’éléments culturels dont on doute, dont la vérité n’est pas certaine ? Une action concrète réussie nous donne bien plus le sentiment d’exister que la poursuite de qualités morales imaginaires. La psychologie, la philosophie, la religion nous plongent dans le doute si on veut y trouver un modèle à suivre.

Or justement, ce qui sert à nous penser le plus souvent, le genre de pensée dont dépend notre existence appartient à l’imagination, c’est une création de l’esprit. Ce n’est pas un réel auquel tout le monde pourrait se référer. C’est la culture qui a inventé cela puis l’a vendu aux hommes comme étant du vrai. Qui fait la distinction entre des choses auxquelles tout le monde peut se fier, que tout le monde expérimente comme vraies parce que cela donne les résultats attendus quand on en a besoin, et ce qui dépend de certaines conditions, des autres, et qui ne donne pas les résultats espérés ? Il y a toujours du conditionnel. Cela existerait si…peut-être..à condition que….plus tard…mais maintenant, ce n’est pas réel.

Le fonctionnement naturel du corps nous assure bien mieux de notre existence qu’une vérité établie que l’on est obligé de croire. Or le doute produit la recherche. Le besoin d’exister produit la recherche de ce qui existe.

On dirait que les hommes sont composés de trois parties qui s’articulent plus ou moins bien. Il y a d’abord la partie animale, organique, sensorielle. Il y a la partie cérébrale où se situent les combinaisons ou opérations complexes que les ordinateurs accomplissent de mieux en mieux, et au milieu, il y a la partie sociale c’est à dire affective, où se situent les jugements, les opinions, les valeurs culturelles. Ces trois parties sont évidemment en contact avec le monde environnant, mais réagissent différemment. La partie cérébrale sert à tout ce qu’on veut. La partie sociale a considérablement étendu son emprise sur la partie organique.

On a tendance à se tromper sur la nature exacte de ce qui nous fait plaisir, sur la raison de notre plaisir. On voit cette nature ou cette raison telle que notre éducation, la société veulent qu’on la voit et non pas telle qu’elle est. On est induit en erreur, on se trompe sur soi-même. Et on poursuit ensuite de mauvais objectifs. Que l’on soit conscient du préjudice que pourrait entraîner la satisfaction de notre désir et qu’on y renonce, c’est une chose, mais que l’on prenne des vessies pour des lanternes, un désir égoïste pour un désir altruiste, ou le désir de la société pour le sien propre, c’en est une autre. Cette dénaturation due à la culture consiste surtout à ôter à la nature du plaisir sa dimension charnelle, sensuelle, ou à remplacer ce qui est individuel par ce qui est collectif. Trois en un : le bien, l’intérêt général, le plaisir.

Soit un fait psychique, un émoi, un plaisir, un désir. Vous voulez vous assurer qu’il fait partie de la culture ? (visa de la collectivité) Oui, non ? Vous voulez qu’il soit approuvé par les autres ? (visa de la collectivité) Oui, non ? Vous voulez convaincre les autres qu’il est acceptable par tous ? (visa de la collectivité) Oui, non ? Vous voulez que vos pensées le valident ? ( visa de la collectivité) Oui, non ? Si vous n’obtenez pas ce visa, vous n’avez pas le droit d’exister, puisque ce fait psychique, cet émoi, ce plaisir, ce désir, c’est vous.

Autre solution : vous ne tenez aucun compte de tout cela ?

Un désir spontané sera toujours plus vrai qu’un désir raisonné, un désir égoïste qu’un désir altruiste. Un désir spontané naît d’un contact direct avec le monde.. («  méfiez-vous de votre premier mouvement, c’est le bon «  disait GUITRY) Mais comme la culture a donné un nom , un sens, une valeur à tout, interposant son désir entre nous et le monde, et comme nous l’avons intégrée depuis des générations, on comprend qu’il soit difficile d’être en contact direct avec sa propre existence. La conscience est conscience d’une pensée. Il faudrait toucher quelque chose de soi qui n’a jamais été nommé ou pensé. Il faudrait coller à ce qu’on ne pense pas. .

Le monde percute le cœur comme les marteaux percutent les cordes du piano. Des ondes émotionnelles se propagent dans tout l’organisme. Il vibre. Les ondes sonores ne se propagent pas en cercles concentriques horizontalement, comme sur l’eau, mais s’élèvent Cela peut être comme un écho de ce qui s’est passé avec le cœur et l’organisme.

https://youtu.be/hLXOOeMKmJc?t=17  « Méditer à loisir, rêver tout à mon aise, Employer toute une heure à me mirer dans l’eau, Ouïr comme en songeant la course d’un ruisseau, «  (Théophile de VIAU)

Tout ce qui est vu comme collectif, quoi que ce soit, quelque nature que cela possède – objet, comportement, jugement de valeur, concept, objectif, mode, coutume - dans la mesure où c’est vu ainsi, est susceptible d’entraîner notre adhésion, de constituer pour nous une occasion de plaire ou de faire plaisir. Tout ce qui est fait, aimé, détesté, pensé par plusieurs, peut entraîner notre adhésion et constituer un moyen de plaire ou de faire plaisir . Parce que c’est collectif. C’est la fonction communion, consensus. Tout ce qui fait lien, tout ce qui rassemble, tout ce qui est partagé, collectif, représente la partie sociale. C’est le produit de tous les jugements, opinions, croyances qui se sont accumulés et ont été transmis de générations en générations. Ce n’est pas un savoir,. Mais comme ils ont été transmis par les autorités, on en a fait un savoir. Pourtant la société aurait pu se construire autour d’autres opinions, d’autres idées, d’autres valeurs, d’autres croyances, d’autres objectifs.

Mais quel est donc ce projet, quelle est donc cette société que l’on veut construire, quelles seront les valeurs de demain ? Ne vous occupez pas de cela. Cela ne vous regarde pas. D’autres décident pour vous. C’est Jakadi. JAKADI au pouvoir.  C’est dans la société comme au travail dans une entreprise. On fait sa tâche, on participe à l’esprit d’entreprise, on poursuit l’objectif assigné par la direction sans se poser de question. Vous verrez bien ce que deviennent les manipulations génétiques, les modifications du corps humain, l’espionnage et le conditionnement à grande échelle, le développement de l’informatique etc Oui, je sais, quand on voit ceux qui sont au pouvoir, il y a de quoi craindre pour l’avenir.

Un fait caractéristique qui montre combien la grande majorité des gens croit qu’il y a une vérité inhérente à l’existence d’une société et de ses constituants : ses valeurs, ses croyances, ses idées, ses hommes célèbres, ses objectifs etc Dans la langue française, il y a les phrases interrogatives, les phrases exclamatives, les phrases affirmatives. Lorsqu’une personne pour laquelle il n’y a pas de vérité dans le domaine utilise une phrase affirmative, on croit aussitôt qu’elle prétend à l’objectivité, qu’elle veut faire système, qu’elle veut convaincre, parce que c’est ainsi que l’on fonctionne. Alors qu’elle ne peut tout de même pas commencer toutes ses phrases affirmatives par l’expression : mon sentiment personnel est que…Ce serait d’un pénible ! Les intellectuels ont d’ailleurs tendance à s’auto-proclamer «sous- gardiens  ou sous-sous-gardiens» de l’âme de la société. Ben voyons !

Depuis des siècles nous sommes conditionnés à penser que c’est normal, c’est à dire que la valeur et l’objectif sont dans la collectivité et qu’ils ne dépendent pas de nous, ils s’imposent à nous. C’est comme un ensemble de jugements d’autorité, c’est comme un objectif que nous devrions tous servir.

S‘il y a groupe, collectivité, communauté, il faut bien s’organiser et se mettre d’accord sur certaines choses pour que chacun sache en quoi il peut compter sur les autres. C’est le premier stade. Si cette communauté, ce groupe , en tant que tel avec ses caractères, devient cher à chacun, il faudra bien qu’il y ait des valeurs communes, des choses que tout le monde aime ou déteste. C’est ce qui constitue l’âme du groupe ; c’est le deuxième stade. A priori, dans un groupe soudé, tout le monde est content. Si cette âme devient une fin en soi et devient indépendante des membres du groupe, comme dans les démocratie « modernes » !, et que certains se présentent comme les gardiens de cette âme et sont identifiés à elle, ils peuvent fixer des objectifs de leur propre chef, quand bien même tous les membres du groupe en pâtiraient. C’est le troisième stade. Il y a quelque chose comme de la dictature là-dedans, dans la forme qu’a pris le pouvoir. Ils ne prennent pas le pouvoir par les armes mais par un coup de force en matière de communication, de propagande, et dans les médias. Ensuite, ces prétendus gardiens incarnent, à eux seuls, la grandeur, les valeurs, la souveraineté du groupe. (quelles que soient leurs incartades) Et leurs intérêts, c’est l’intérêt général puisqu’ils dictent celui-ci. C’est ceci..ah bon ! Non c’est cela…. Ah bon ! L’Etat, c’est moi. La France, c’est moi. Les Français, c’est moi.

Le monde appartient donc à ceux qui savent bien faire mine de respecter les éléments constitutifs d’une société. Dans la partie médiane dont j’ai parlé (sociale et affective) ils sont à leur aise. Comme dit SADE : «  Ce n’est point de votre vertu dont le monde a besoin, c’est seulement de pouvoir vous en supposer. « Il y a ceux qui ont développé, à cet égard, un savoir faire et un savoir dire exemplaires. Bien sûr, comme on l’a vu, c’est toujours pour défendre des vérités qui n’en sont pas, un savoir qui n’en est pas un, mais si tout le monde y adhère…Certains ont même porté cet art à un très haut point et comme ils sont d’un orgueil et d’une ambition démesurés, il le mettent au service de leur réussite sans aucun scrupule. Leur pouvoir, c’est la sincérité et la foi de ceux qui croient dans les valeurs de la société.

parr

Je leur ai fait une proposition qu’ils ne pouvaient pas refuser

https://tvkultura.ru/video/show/brand_id/59588/episode_id/1258164/video_id/1419127/

https://www.youtube.com/watch?v=4nPAwxqfASE 

https://www.youtube.com/watch?v=P4sAuuQij7I

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